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JOURNEE DE RENCONTRE PROFESSIONNELLE
"LES CENTRES CULTURELS AU COEUR DE LA CULTURE ?"

13 février 2006
La Marlagne, Wépion
U
ASTRAC - Réseau des Centres culturels
de la Communauté Wallonie-Bruxelles asbl
Atelier 1 : Compétences techniques et politiques culturelles
Atelier 2 : Garantir l'accès à la culture à tous
Atelier 3 : Centres culturels et dynamiques culturelles en en Europe
Atelier 4 : Centres culturels et contrats de coopération
Atelier 5 : Actualiser le décret des Centres culturels
Atelier 6 : Centres culturels au coeur du développement de terrain - Cet atelier a été dédoublé
Atelier 7 : Simplification des mesures administratives
U

Atelier 1 : Compétences techniques et politiques culturelles

Animateur : Michel Gelinne
Rapporteur : Pierre Dohet

 

 

Le groupe de travail commence sa réflexion par reprendre les 4 descriptions des fonctions techniques repris dans la Convention Collective de Travail sur la classification de fonctions, à savoir :

-       Coordinateur technique/logistique

-       Assistant technique/logistique classe 1

-       Assistant technique/logistique classe 2

-       Auxiliaire technique


Les participants au groupe de réflexion font d’emblée le constat qu’il faudrait une formation de base commune pour ce type de personnel, et que celle-ci soit obligatoire. Mais quel serait le contenu précis de cette dernière, qu’est-ce qui serait le mieux et surtout qu’est-ce qui existe déjà ?
Un participant fait part de la situation dans son association sur le matériel. Il ne dispose pas d’une salle propre. Elle est polyvalente et donc non-équipée spécifiquement pour les manifestations de son association. Il existe aussi par ailleurs peu de concertation entre les différents techniciens utilisateurs des lieux.
Un autre participant confie que son centre (régional) ne prête pas de matériel sans avoir l’assurance que  ce sera un technicien qui l’utilisera. Dans son cas particulier, il y a également une perte de temps énorme à devoir faire le tour des différents locaux pour récupérer le matériel prêté. Il fait ainsi part du besoin de diminuer ce travail préparatoire (aller tout chercher à gauche, à droite) pour se centrer sur le travail en lui-même, sur l’installation technique directement. Sans compter les répercussions sur les horaires de travail…

Sur ce problème de matériel, trois questions se posent au sein du groupe : comment équiper une salle ? Avec quel matériel ? Et quelle aide solliciter ?
Plusieurs exemples sont donnés sur l’incapacité de certain à prévoir, en termes techniques, la programmation du centre.
Les participants en viennent à se demander comment on doit programmer. Il faut développer la concertation entre les centres locaux et régionaux avant de programmer, ne fut-ce que pour la faisabilité technique des manifestations. Ce que l’on voit trop souvent, c’est le volet animation qui choisit un concept et qui dit aux techniciens de se débrouiller. Il faut décloisonner les 2 volets ( communiquer/informer). L’idéal serait d’arriver à un équilibre entre les besoins de création et les tournées, c’est-à-dire combiner les aspects créatifs, pratiques et techniques.
Il faut également quitter l’approximatif. Le constat est fait que le public est de plus en plus exigeant et laisse « passer » de moins en moins d’erreurs. Il faut mettre en avant les avantages d’un spectacle de proximité tout en assurant un bon niveau technique.
Une proposition émane d’un intervenant du groupe. Il serait intéressant de former des techniciens pour les centres locaux, pour que ces centres disposent de leurs propres techniciens. Et pourquoi pas étendre cette formation (qui peut être basique) aux autres associations, écoles, parents, amenés  à manipuler ce genre de matériel ?
La technique n’est pas tout, il faut aussi tenir compte des spécificités des salles. Arrêtons la polyvalence des salles, une salle de spectacle doit être dédiée aux spectacles et équipées à cette fin. Tout d’abord, pourquoi ne pas créer un inventaire, un répertoire des salles existantes ? Une sorte de base de données qui reprendrait la taille des salles et les plans de ces différentes salles.

L’animateur fait état du fait qu’il n’est nulle part question des aspects techniques de la culture dans la conclusion des Etats Généraux. ! « C’est censé fonctionné »! Il est vrai, précise-t-il, que tant que ça marche, on trouve cela normal, mais dès qu’il y a un problème (technique ou humain), une erreur, on tire à boulets rouges. Avant tout, si le matériel est bon, cela diminue les risques d’erreurs humaines.Par ailleurs, au point de vue des responsabilités, les techniciens doivent être les garants de la qualité, de l’entretien des installations ainsi que de la production culturelle. Il faut donner un statut clair à ces travailleurs. Le turn-over dans ce métier est très grand, changer de technicien tous les deux ans n’est pas intéressant.

 

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Atelier 2 : Garantir l'accès à la culture à tous

Animateur : Isabelle Paternotte
Rapporteur : François Duchateau

Identification de plusieurs obstacles et difficultés rencontrés :

v    Travailler avec le tissu associatif n’est pas chose aisée car les attentes sont différentes de part et d’autres :

-       On constate généralement que s’il y a une démarche de la part de l’associatif, c’est plus pour obtenir des moyens ou bénéficier des services qu’une demande de développer des projets en partenariat.
-       Vis-à-vis des CC, il y a méfiance car ils sont vus de prime abord comme des institutions qui s’adressent à un public déjà initié ; des rapports de force existent.
-       Les CC, apparemment, ne sont pas adaptés pour travailler en synergie avec des ASBL qui, elles-mêmes ne sont pas conscientes de l’importance de leur rôle à travers ceux-ci et qui ont un objet social, une méthodologie et une pédagogie différenciée.
-       Parmi les exclus, surtout dans les petites entités rurales, on retrouve pas mal de navetteurs qu’on  verra rarement puisque l’essentiel des activités se fait en semaine !

v     Il y a pléthore d’institutions parallèles, que ce soit dans le social, l’éducatif, la santé…, qui ne facilite pas une interface entre la complexité de ce qui doit être mis en œuvre hors programme et la gestion de la priorité ( Maribel, Reconnaissance, contrat-programme, etc …). Cette multitude institutionnelle ne facilite pas également, la clarté : Les gens ne s’y retrouvent pas, même parmi les professionnels que nous sommes.

v    Manque de respect à notre égard : Apparition d’une  forme technocratique qui se manifeste depuis quelques années par la mise en place de chaînes administratives jusqu’au niveau communal qui empêche de mener des actions de sensibilisation.

v    Des directeurs de CC qui se confinent à rester sur des créneaux dans lesquelles ils ne veulent pas en sortir (ex : les arts plastics).

v    Il n’est pas facile de travailler avec les CPAS, dans le cadre de l’article 27, c’est souvent une question de budget.

Des réflexions et des questions :

v    Le public le plus facile est le scolaire.

v    Les gens ne peuvent croire en nous que si nous croyons en nous-même (il ne s’agit pas de parler de militance mais de notre investissement personnel).

v    La culture ne répond pas au bouleversement culturel qu’est l’informatique.

v    La demande collective est plus facile que l’individuelle.

v    On veut la culture pour tous mais on agit chacun pour soi !

v    Tous n’ont pas envie de la culture. Travaillons sur les représentations que l’on fait et donnons un sens à ce que l’on fait.

v    Ce n’est pas la gratuité qui attire nécessairement, elle peut dévaloriser également la personne qui en bénéficie.

v    L’éducation, la formation, l’information, l’éthique, la communication sont les éléments essentiels sur lequel il y a obligation de travailler prioritairement.

v    Au-delà des associations, il y a tout un public qui n’est pas dans un cadre culturel et qui a le droit à la culture. Que fait-on dans ce cas-là ?

v    Que va mettre en place la CF afin de donner un outil commun à tous les centres culturels pour opérationnaliser l’action de développement culturel sur le territoire concerné ?

Des pistes :

v    Soit on est dans la diffusion et dans ce cas il faut élargir le public.

v    Soit on est dans une dynamique de projets et là, nous pouvons être  des relais, des initiateurs et non des conseillers culturels.

v    Décloisonner et mettre en réseau suppose :
-       Elaborer des contrats de coopération qui seraient au service des petites structures locales. Cela nécessite de dépasser le « localisme » et se situer dans une dynamique régionale par l’appui, non pas d’un CC régional, mais d’un bureau d’étude culturelle qui mettrait au point des outils sur les phénomènes migratoires, le déplacement des gens, les Plans Particuliers des communes…. C’est autre chose que l’ Observatoire des Politiques Culturelles !
-       Une obligation de moyens s’impose et non de résultats.
-       Avoir la capacité dans nos actions, d’induire plus que de proposer.
-       Avoir plus de disponibilité, d’originalité que de moyens- Regardons ce qui marche dans le commercial et transposons-le dans l’associatif.
-       Au point de vue financier, lorsque l’enveloppe de la Communauté Française est fermée, les critères identiques doivent s’appliquer pour tous-  pas de favoritisme.
-       Entre partenaires institutionnels, (faire la distinction associations institutionnelles et celles qui ne le sont pas), créer un outil pour veiller à l’information et à la communication destiné au citoyen sollicité continuellement à la démarche participative.
-       Revoir nos rapports avec les CPAS et se mettre plus dans une perspective d’intégration socio-culturelle que de distribution de tickets qui ne donnent pas nécessairement la garantie de participation du public bénéficiaire.
-       Promotionner les chèques culture (voir ville de Herve).

Question de l’atelier pour l’assemblée plénière :
Il a été question de transversalité dans l’exposé du matin, dans cet axe, les CC sont-ils le carrefour unique de la participation car aujourd’hui, il est plus que nécessaire d’avoir une position claire sur le lieu de cet enjeu?

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Atelier 3 : Centres culturels et dynamiques culturelles en en Europe

Animateur : Brigitte Peremans
Rapporteur : Laurie Devaux

Participants :
Alexandre Marc – centre culturel (animateur), Baeckens Freddy – inspecteur de la CF, Barbiot Jacky – inspecteur de la CF, Devaux Laurie – agence de développement culturel régional (rapporteuse), Leborgne Corrine - bibliothèque, Peremans Brigitte – centre culturel (animatrice).

Centres culturels et dynamiques culturelles en Europe

A l’heure de l’Europe, les pratiques socioculturelles en Communauté Wallonie-Bruxelles doivent-elles se calquer ou se fondre dans des modèles issus de plus grands pays ? A moins que ce ne soit l’affirmation de la diversité, de l’originalité et des options spécifiques qui fasse toute la richesse des cultures à travers l’Europe.
Mais qu’en est-il de la disparité des moyens mis d’un pays à l’autre à disposition des institutions et des associations chargées de missions culturelles ?

Quelques expériences transfrontalières…

Nous citons ici uniquement des infrastructures relativement importantes en faisant le constat que les plus petites (comme les maisons de jeunes,…) ont fini par disparaître des projets Interreg (programme européen de coopération transfrontalière).
Pour exemples :

  • Centre culturel de Mouscron – Centre transfrontalier de création théâtrale - Compagnie Chotteau
  • MAC’s (Musée d’arts contemporains – Hornu) – MAM Lille
  • Centre culturel de Péruwelz – Le Boulon (Vieux-Condé)
  • Le Manège (Maubeuge) – Le Manège (Valenciennes)
  • Ville de Mons – France – Flandres (maisons folies,…)

Pourquoi les structures plus petites ne parviennent-elles pas à s’intégrer dans une démarche européenne ou très difficilement ? Quelle est la place et quel pourrait être le rôle des agences de développement culturel régional pour les aider ?

Autre constat : une logique française parfois différente…

La logique française semble parfois bien éloignée de la logique belge. En effet, les opérateurs culturels belges sont confrontés à une autre forme de démarche culturelle. Citons, les grandes scènes françaises opposées aux démarches où le public est actif.
Ici, le développement des projets culturels se fait dans une logique de développement régional. En conclusion, le dialogue belge peut être différent du français et donc parfois plus difficile à établir…
Exemple : Les maisons de jeunes françaises reçoivent une aide importante de la municipalité, ce qui implique donc une forme de dépendance. En Belgique, les choses sont différentes puisque les M.J. sont entièrement indépendantes des communes.

Quelques remarques

  • Pourquoi les projets réalisés dans le cadre d’Interreg ne peuvent être diffusés hors de la zone éligible ? Impossible, aujourd’hui, «d’exporter » une création à Berlin ou à Paris si cette dernière a été réalisée par la Compagnie Chotteau… Où est l’Europe sans frontière ?
  • Il manque très certainement dans notre pays un dialogue entre les divers services au de la Communauté française (jeunesse, sport, culture,…) mais pas seulement… Quand un véritable dialogue entre Communauté française et Région Wallonne sera-t-il établit ?

L’exemple français des centres regroupant centre culturel, bibliothèque et sport est peut-être à imiter. De cette façon, un travail en synergies est facilité.

Quelques histoires belges :
Le manque de local et les lieux de proximité « imposent » une étroite collaboration entre bâtiments scolaires, communaux et opérateurs culturels… Ces expériences sont souvent riches d’apprentissages.

Leader +

LEADER + est une initiative de la Commission Européenne. Elle s'adresse aux territoires ruraux de l'Union. Elle vise à favoriser l'éclosion de partenariats locaux mettant en place des stratégies et des projets innovants (Groupe d'Action Locale – GAL).
Elle vise aussi à susciter des coopérations entre territoires ruraux d'un même État ou d'États européens différents.
Leader rassemble les acteurs belges ; il n’est pas facile de dépasser l’esprit du territoire… Comment dès lors ouvrir la région vers l’extérieur ? Est-ce qu’une coordination par les centres culturels régionaux est la meilleure solution ?

Quelques questions…

Que fait le CGRI – commissariat général aux relations internationales ? L’idéal serait que ce service apporte une aide aux structures voulant s’impliquer dans une démarche européenne. Cette aide pourrait se faire à divers niveaux tels que la gestion des dossiers d’admission, des dossiers financiers,… En effet, il semblerait que la gestion financière de projets européens ne soit pas chose aisée pour les plus petites infras…

Comment une structure de petite taille peut-elle créer des partenariats avec des structures d’autres pays ? Comment lui donner envie de s’investir vu la complexité des démarches à entreprendre ? Comment peut-elle accéder à l’Europe ? Tout en sachant que cet investissement est parfois sans garantie…

Comment gérer le fait que souvent les réponses d’acceptation d’un projet parviennent à l’opérateur quinze jours avant le projet à mener ? Quid de la gestion du risque ?

En conclusion

Deux questions sont mises en avant au sein de l’atelier n°3 :

  • Clarification du rôle du CGRI : pour qui ? comment ? pourquoi ? Est-ce que l’équivalent du CGRI existe ailleurs qu’en Belgique ?
  • Comment intégrer des opérateurs de petite taille dans des projets européens ? Si les projets locaux peuvent déboucher sur une logique européenne, il manque aujourd’hui une structure de gestion (création de ponts entre opérateurs, aide administrative,…) – Où sont les intermédiaires ?
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Atelier 4 : Centres culturels et contrats de coopération

Animateur : Marc Baeken
Rapporteur : Liesbeth Vandersteene

Première partie du rapport: Introduction par Marc Baeken

1)    Merci à l'Astrac d'organiser cette rencontre et de porter le questionnement essentiel "Quelle est la place des Centres Culturels au sein de la Culture?"
Questionnement qui, s'il nous occupe tous les jours, est d'autant plus important qu'il s'inscrit dans la réflexion des Etats généraux voulus par Elio Di Rupo et mis en œuvre par notre Ministre Fadila Laanan:
Je remercie d'ailleurs sa collaboratrice d'être parmi nous aujourd'hui – Marylène Toussain.  Sa présence est d'autant plus importante que c'est elle, au sein du Cabinet Laanan, qui a en charge, plus particulièrement du moins, la réflexion sur ce que devraient être les futurs "Contrats de Coopération".

 2)    Participants présents

AG. CENTRITUDE

CAILLE

Didier

AG. CONS. EN DEV. CULTUREL

CHAFIK

Abderrahim

CC BRABANT WALLON

DE BIE

Thierry

 

DELHEZ

Jean-Claude

CC REMICOURT

DESAUBIES

Michel

CC PHILIPPEVILLE

GAUTIER

Bernard

CC NISMES

GILLES

Pierre

SDAC

GRANDJEAN

Paulette

PAYS COLLINES

HAUSTRATE

Olivier

CC WAREMME

MATIVA

Pierre

CONC. CC BRUX.

MINSART

Fabienne

AG. REG. DEV. CULT.

OPSOMER

Patricia

CC HUY

PERSAIN

Hervé

DEPUTE ECOLO

REINHIN

Yves

CC SAINT-GEORGES

SCHOONBROODT

Michel

CAB. DE LA MINISTRE

TOUSSAINT

Marylène

CC BRABANT WALL.

VAN HEE

Olivier

CC FAMENNE-ARDENNE

VANVOLSEM

Corine

GEMINIACUM-C.PAYS

VERHULST

Pascal

CCR DINANT

BAEKEN

Marc

CC FLORENVILLE

VANDERSTEEN

Lisebeth

MINISTERE

MORALES

Luis

BAGIC

FELDER

Valérie

FLORENNES

JAMSIN

Pol

CCR DINANT

ELLEBOUDT

André

LIEGE

MATONET

Isabelle

CCR HUY

DEPAIRE

Jean-Pierre

BAGIC

LAURENT

Fabrice

ITTRE

SCHOUKENS

Luc

 

GROVISLAC

Catherine

BAGIC

VIBAN

David

WATERMAEL

WENES

Thierry

WAREMME

MIGNOLET

 

LIEGE

BURTON

Jean

DIRECTION

SAMZUM

Yannick

3)    Organisation du travail

L'objectif de notre atelier est de débattre sur la "place" accordée à l'action des Centres Culturels dans les futurs contrats de coopération basé sur
- la territorialité : Contrat territorial de coopération culturelle
- les options des contenus: Contrat thématique de coopération culturelle

Question que nous devons mettre en perspective – bien sûr – de ce que font ou non, devraient faire, ou pas, les Centres Culturels Régionaux? (Atelier 6 à Centres Culturels au cœur du développement de terrain local ou régional).

4)    Rappel et contexte

A. Un Arrêté Royal de 1972

- des Maisons de la Culture d'Arrondissement
v diffusion
v coordination diffusion sur leur zone de travail

- des Foyers Culturels:
v éducation permanent
v développement communautaire

B. Un Décret 1992 à revu en 1995

-       des CCR qui doivent tout faire
-       des CCL qui doivent tout faire
-       redéfinition des catégories CCL: 4 à 1; CCR: 3 à 1
-       volonté de professionnalisation
-       refinancement ponctuel du secteur (grâce à la parité) mais explosion du nombre de reconnaissances puisque la volonté affirmée du législateur = 1 Commune à 1 Centre Culturel
-       la BIBLE = la transversalité

C. Rôle de la Région Wallonne

Indirectement la Région Wallonne et plus particulièrement le Ministère de l'Emploi permettent aux Centres Culturels de se "professionnaliser" grâce aux PRC mais les moyens permettant le fonctionnement ne suivent pas à la Communauté française!

D. De Ministre en Ministre
Sur le terrain, les CC se battent, avancent, innovent.
Au-delà des missions dites traditionnelles, les nouvelles démarches proposées se heurtent:
o      aux manques de moyens;
o      à la mise en œuvre de la transversalité souhaitée mais non compatible avec l'organisation de l'Administration!

Chaque Ministre tente de répondre ponctuellement
à Contrat Ville, Contrat Culture – Agences
à Convention spécifique
à Contrat-programme hors cadre

En plus, le manque chronique de moyens justifie qu'aucun parti politique ne veut véritablement s'occuper du secteur.
Epoque: Demotte, Miller, Dupont, Dupuis, Ducarme, Mareschall (Jeunesse), Hasquin (CGRI)
C'est la catastrophe!

E. L'Affaire DUCARME (fin 2003)

Il s'attaque aux Rockeurs pour 25.000 €
Réaction, débats
Table ronde à la Bellonne
Tous les Présidents de Partis sont d'accord, avec leurs Ministres, pour dire: il faut remettre de l'ordre, il faudrait refinancer.
Elio Di Rupo propose une vaste réflexion à organiser, après les élections: les Etats Généraux.

F. Rapport Jean Hurstel (octobre 2004)

Anticipant les états généraux, le Secrétaire Général Henry Ingberg commande un travail à Jean Hurstel, ancien directeur de scènes nationales sur le thème "Nouveaux enjeux et nouveaux défis des centres culturels régionaux"
Présenté à Dampremy le 17/11/2005, il est l'objet de nombreux débats contradictoires et son approche restrictive aux niveaux des seuls CCR n'en fait pas un outil de référence.
Il a cependant le mérite d'exister mais permet surtout, pour une série de responsables politiques ou administratifs, de l'utiliser pour affirmer une nécessaire remise en place de l'Art et de l'Artiste comme pierre angulaire de développement à modèle descendant et non plus:
- le développement communautaire
- l'éducation permanente
- l'éducation populaire
-  la mise en réseau associatif
comme modèle ascendant de développement culturel
Voir rapport de mars 2005.

G. L'Astrac entre en lice 18/01/2005

Le colloque de Dampremy et les Etats généraux génèrent la volonté de l'Astrac d'encourager les CC à se poser questions et surtout à y répondre.
A la question particulière "Quels Centres Culturels voulons-nous être à l'Avenir?", la réponse publiée dans le rapport édité par le Ministère (mars 2005) affirme 5 points:

(1) La Médiation doit être l'objectif fondateur du Centre Culturel
- dans une dimension démocratique réelle
- dans un esprit de qualité
- dans l'affirmation de valeurs humanistes
- inscrite dans la durée, le long terme.

(2) Le Centre Culturel est donc la pierre angulaire du développement culturel local et régional
- dans un modèle ascendant
- comme interface, comme passeur par rapport:
o      aux publics/populations
o      aux associations
o      aux artistes
o      aux institutions
le tout dans une nécessaire PROXIMITE.

(3) L'Action du Centre Culturel se construit sur:
- un cadastre précis reprenant toutes les spécificités:
o      de sa zone de travail
o      des zones voisines avec lesquelles existent des synergies, des interactions;
-       un cadastre qui tient compte de toutes les dimensions sociologiques;
-       un cadastre réévalué ponctuellement.

La Médiation
-       se construit dans une véritable autonomie philosophique, politique, financière (Qui est l'employeur?);
-       intègre et propose la formation du personnel, des acteurs partenaires et, si possible, des élus;
-       se construit sur l'importance de l'intérêt du (des) réseau(x), au sein du bassin territorial pertinent et des réseaux plus larges, si possible.

(4) Le groupe revendique la nécessité de décloisonner les Centres Culturels en supprimant – local/régional. Les CC reconnus, comme évoqués ci-dessus, une fois dotés comme OUTIL en ordre de marche, reçoivent une dotation liée à la qualité du projet (cohérence – transparence – objectivité).

(5) Il est considéré comme essentiel d'intégrer les agences comme outils des CC, dans une réflexion de prospective territoriale et multidisciplinaire […] pour autant que leur action soit TRANSCOMMUNALE (référence et bassin de vie suffisants)!

H. Enfin – 7 novembre 2005 – Priorités culture

Notre Ministre dépose son projet politique en matière de priorités:
6 axes généraux divisés en de nombreux axes particuliers, bien sûr:
(1) Nouvelle gouvernance de la Culture: les structures
(2) Diversité et création: les artistes
(3) Valoriser la Culture: les relais
(4) Accessibilité pour tous et participation de tous: les publics
(5) Financements
(6) Suivi des Etats généraux – L'Avenir du Futur!

I. L'Atelier de ce jour

S'inscrit dans l'objectif 1 des Priorités "Culture".
"Une Nouvelle gouvernance de la Culture" qui se décline en 14 objectifs particuliers et c'est sur l'objectif 2.2 "Renforcer les synergies – Contrats de coopérations culturelles" que nous devons travailler!
Tout à l'heure, vous avez entendu Denis DARGENT préciser "La Place des Centres  Culturels dans les conclusions des Etats généraux".
Il réaffirmait, au nom de la Ministre,
·       la priorité des Centres Culturels dans le développement du paysage et du développement culturels car, disait-il, son modèle participatif, son rôle central sont essentiels;
·       l'option d'un travail transcommunal, d'un travail transversal;
·       le travail des CC au cœur des politiques artistiques, des intersectorialités.
Il a été fait également échos: de la redéfinition du rôle des animateurs-directeurs; de l'ouverture des CA, au-delà du tissu associatif (artistes?).
Le travail de notre atelier ne porte donc pas

              • sur le rôle du CC comme pivot du développement de terrain,
              • sur la manière de définir ce que sera un CC, outil en ordre de marche,
              • mais bien sur:
                Le CC doit-il être, ou pas, le pivot sur lequel les contrats de coopération?
                Si oui, quelle distinction faire entre les missions "ordinaires" d'un CC local/régional et les contrats de coopération?
                Quelle différence existe-t-il entre les contrats territoriaux et contrats thématiques?
                Quelles doivent être leurs durées dans le temps?
                Doit-on mettre en œuvre l'un et l'autre + le CC?
                Qu'entend-on par "les initiatives qui bénéficient d'un co-financement d'autres autorités publiques seront privilégiées"?
                Ces contrats de coopération seront-ils à valider dans la parité financière?
                Quelles distinctions doivent exister entre "projets exceptionnels" et contrat?
                Ces contrats peuvent-ils être la mise en œuvre d'un projet expérimental permettant de vérifier son intérêt réel et, question subsidiaire, si sa pertinence devait être reconnue, entreraient-ils, dès lors, dans un principe de développement durable?
                Si ces contrats sont transversaux et qu'ils impliquent divers secteurs de l'administration, qui aura l'autorité pour les valider?
                Les matières abordées doivent être exclusivement thématiques? Ou l'originalité du contrat peut-elle résider dans le rôle fédérateur et moteur assuré par l'outil culturel?

              Question à Gilles MAHIEU

              -       La majorité des Contrats-programmes des CC viendront à échéance le 31/12/2007. Les modalités de leur renouvellement doivent encore être définies alors que l'échéancier en amont justifie que nous devrions connaître ces dernières dès juin 2006, voire, au plus tard, en septembre 2006.
              -       En lien avec ces Contrats-programmes propres à tous les CC, la question de la mise en œuvre de contrats de coopération territoriaux ou thématiques se pose! Ces contrats de coopération pourront-ils s'envisager concomitamment aux Contrats-programmes? Auront-ils la même durée de vie (4 ou 5 ans)? Comment se définit la notion de parité financière sur ces contrats de coopération?
              - Et, enfin, si la pertinence de ces contrats de coopération s'avère évidente
              ·       seront-ils renouvelés?
              ·       seront-ils intégrés dans l'ordinaire?


              Deuxième partie du rapport: Compte rendu du travail partagé par Liesbeth Vandersteene

              L’animateur ouvre l’atelier avec un « rappel du contexte » détaillé. Voir son résumé ci-dessus.

              Après un premier tour de table, la parole est donnée à Marylène Toussaint, qui a en charge, au sein du cabinet du Lanaan, la réflexion sur le développement des Contrats de Coopération Culturels (CCC). Elle présente brièvement l’état d’avancement du travail du cabinet et les principales décisions déjà prises.

              Points à retenir :

              -       Le travail est encore en cours. Beaucoup de questions ne sont pas encore tranchées. Phasage :
              o      2006 : phase de construction : travaux préparatifs, transition
              o      2007 : phase test, qui doit aboutir sur un décret-cadre

              -       L’objectif général est d’obtenir plus de transversalité : de rompre avec la politique culturelle trop sectorielle, avec l’empilage de dispositifs. Cela pour renforcer le développement culturel malgré les moyens limités à disposition. Ces moyens doivent dorénavant être orientés principalement sur le développement culturel « en tant que tel » (besoins culturels « sens stricte » , métiers de la culture, …). 2 enjeux importants à rencontrer : expression-création-production-diffusion et expression citoyenne-émancipation-accès. Tout cela bien sûr dans un souci permanent de qualité. Et avec comme hypothèse de départ que le développement culturel produit des effets positifs sur le développement en général.

              -       Différence entre :
              o      le CCC territorial, qui porte sur un projet de développement culturel global pour un territoire,
              o      le CCC thématique dont l’objet est un travail transversal pour le développement d’une pratique culturelle.

              -       Les deux se caractérisent par une même approche méthodologique :
              o      Comme il s’agit d’un projet : besoin de partir d’un diagnostic, d’une analyse de la situation du développement culturel, qui intègre des éléments sociaux, économiques, politiques. De là, dégager des hypothèses/pistes de travail et définir des objectifs opérationnels précis en termes d’actions.
              o      Autre point crucial : le travail de plusieurs partenaires en synergie. Ces synergies doivent être axées sur la culture, sur les besoins culturels, même si des synergies avec des acteurs en dehors du secteur doivent être recherchées. Besoin de bien définir dès le début le partenariat : qui, pourquoi, comment (coordination, équilibre, mutualisation des moyens, …)

              -       Pour les CCC territoriaux, il est crucial de choisir un territoire pertinent, par rapport à la population.

              -       Pour les CCC thématiques, la réflexion doit avoir trait au développement culturel par la création de nouvelles alliances.

              -       Les CCC ne seront pas nécessairement portés que par des centres culturels. Mais ces derniers sont intéressés « par leur nature’ .

              On procède à la discussion.
              La présence de Marylène Toussaint fait vite évoluer le travail en atelier vers une sorte de séance d’information sous forme de questions-réponses.
              Cela révèle que beaucoup de participants ont surtout choisi cet atelier pour s’informer, dans l’espoir d’y trouver des réponses et des renseignements pratiques. Pour se préparer autant que possible à la nouvelle situation, ou pour ne pas sortir perdant du renouvellement. Cette crainte semble omniprésente.
              Il est évident qu’à ce stade, une bonne partie des questions est restée, au moins partiellement, sans réponse définitive.
              Autre constat plutôt pénible : plusieurs opérateurs impliqués aujourd’hui dans une Agence régionale de développement culturel, dans un Contrat de pays ou dans un Contrat culture ne se sentent pas appréciés à leur valeur. Ils trouvent qu’ils n’ont pas eu assez de temps pour prouver leur utilité. Néanmoins, des choses importantes ont été réalisées.

              Les inquiétudes, préoccupations, besoins exprimés par les participants du terrain ont porté sur :

              -       le timing  et la concomitance avec les contrats-programme:
              o      Le deadline pour l’introduction des CCC est très proche et rien n’est encore décidé. Le procédé de restructuration empirique, par un « work in progress » risque de résulter dans beaucoup d’incertitude.
              o      En même temps, la majorité des centres culturels doit aussi préparer son nouveau contrat-programme (dont les modalités de renouvellement ne sont pas encore connues non plus…). Sera-t-il possible de travailler sur les deux fronts en si peu de temps ? Les CCC, peuvent-ils s’envisager de concert avec les contrats-programme ? Auront-ils la même durée ? Quid de la parité financière dans le cadre des CCC ? Si les CCC s’avèrent pertinents, seront-ils renouvelables et seront-ils à la fin intégrés au contrats-programme ? Ces questions ont été posées à Marylène Toussaint et Gilles Mahieu, qui ont tous les deux affirmé que les CCC et les contrat-programmes étaient deux dispositifs différents, avec toutes les conséquences qui en découlent. Cela n’empêche bien sûr pas de les intégrer, sur le terrain, dans une seule réflexion.

              -       la continuité : Comment garantir une certaine continuité ? Comment ne pas perdre les acquis du passé (par les Agences, les Contrats de Pays) ? Comment maintenir les emplois crées ?

              -       la participation : Qui participe au travail du cabinet ? Avec qui réfléchit-il ? Les centres culturels sont demandeurs pour participer à tous les préparatifs, mais seront-ils invités ?

              -       la transversalité : Elle n’existe pas au niveau des administrations. Le secteur culturel, quant à lui, est transversal par sa nature, parce que généraliste.

              -       les définitions de la culture : C’est quoi les besoins culturels, le développement culturel, …?

              -       la notion « territoire » : Comment déterminer si un territoire est pertinent? Dans ce contexte, il a été proposé de se baser sur les  « bassins de vie », les territoires des Parcs naturels, ceux des GALs Leader+, … Autres questions relatives au territoire : Un territoire existant peut-il être redéfini ? Est-il imaginable d’avoir plusieurs CCC coexistant sur un seul territoire ?

              -       le rôle des centres culturels :
              o      Si des CCC peuvent être pilotés par d’autres acteurs, cela ne peut pas résulter dans un affaiblissement du rôle des centres culturels comme « pierre angulaire du développement  culturel» . Quid si un CCC est lancé à côté d’un centre culturel ? Trop souvent, les centres culturels sont absents dans les volets culturels des « grandes » politiques de développement. Ou ils sont instrumentalisés par d’autres secteurs (social, prévention, touristique, …) Une réaffirmation de la primauté de la culture (dans le contexte des CCC), pourrait-elle effectivement freiner ce phénomène ? Mais quelles en seront les conséquences pour le cofinancement par d’autres secteurs ?
              o      Autres points de vue chez les participants à l’atelier ne représentant pas un centre culturel : ils constatent qu’ils ont besoin des centres culturels pour leurs activités touchant au développement culturel (et pour mettre en place un CCC). Mais ils se posent la question si les centres culturels ont aussi besoin d’eux ??

              -       le rôle des pouvoirs locaux et des autres acteurs institutionnels: Si la coopération entre différents pouvoirs subsidiants doit être poursuivie, comment intégrer les pouvoirs locaux et autres opérateurs institutionnels au CCC ? Un modèle préétabli ne semble pas envisageable…

              -       les superpositions de structures, la concurrence néfaste: Comment gérer les superpositions héritées du passé ? Comment les éviter dans le futur ? Ne risque-t-on pas à certains endroits de créer, avec les CCC une nouvelle « supercouche »  redondante? Le travail proposé dans le cadre des CCC territoriaux, n’est-il pas déjà fait par les centres culturels régionaux, sensés de jouer un rôle d’agent de développement ? Un centre culturel local qui pilote un CCC, ne risque-t-il pas grâce à l’apport de moyens supplémentaires, de devenir le concurrent du centre culturel régional à proximité ? Besoin donc d’être attentif à une juste rétribution des moyens. L’outil cartographique d’objectivation (développé au sein de l’Observatoire des politiques culturelles) pourrait se prouver utile dans ce contexte, mais sera-t-il en place et assez complet, assez circonstancié ?

              -

              Atelier 5 : Actualiser le décret des Centres culturels

              Animateur : Thérèse Mangot
              Rapporteur : Jean-Pierre Nossent

              A. Introduction au débat par Thérèse MANGOT

              1.1. Quelques éléments d’histoire

              1976 : les premières réunions de la Commission consultative des Centres culturels se penchent sur une réforme de l’Arrêté royal du 5 août 1970 pour le transformer en décret.
              Il faut se reporter à cette époque pour constater que dans la plupart des Villes, les Maisons de la culture fonctionnent sans infrastructure importante. Le plan quinquennal de politique culturelle prévoit la construction de nouvelles infrastructures notamment pour Tournai et Arlon mais elles aboutiront dans les années 80. Le seul théâtre communal qui, dès le début  des années 70, s’intègre dans la Maison de la culture, c’est à Huy.
              Dans ce contexte, ce qui émerge comme idée de concrétisation d’une action régionale concertée, c’est la création de «Centres culturels de coopération régionale concernant un territoire significatif définit par les auteurs du projet».

              1992 : Le décret est adopté par Conseil de la Communauté française à l’unanimité. Au moment de la reconnaissance des centres culturels (2 ans plus tard), on considère d’office que les Maisons de la culture sont des Centres culturels régionaux. On ne parle plus de coopération et le territoire est à nouveau ramené, en principe, à l’arrondissement.
              Les missions des anciennes Maisons de la culture sont élargies à l’action régionale sans que de nouveaux moyens ne leur soient accordés pour développer cette mission.

              De plus, entre-temps, la plupart ont, soit intégré dans leur giron le théâtre communal, soit ont bénéficié d’une nouvelle infrastructure (théâtre : Mons, La Louvière, Verviers, - et plus tard Namur, quid de Charleroi CCR/PBA?- ; nouvelles infrastructures : Tournai, Arlon, Marche-en-Famenne. -  Dinant et Ath ont des infrastructures rénovées).
              La gestion de ces infrastructures culturelles qui leur incombe, est particulièrement lourde financièrement et en investissement d’énergie.

              Les CCR sont donc doublement investis de missions sans moyens complémentaires.
              Pour Bruxelles et Liège, la notion de CCR est pratiquement inopérante. Comment, en effet, mettre autour de la table tous les opérateurs socioculturels et artistiques de grandes métropoles de ce genre. Une tentative sera faite à Liège ( notion de centre de coopération culturelle régionale (arrondissement) début des années 80 mais échouera (il fallait notamment intégrer des communes importantes comme Seraing qui était elle-même candidate à être la ville-mère d’un CCR.)
              A Bruxelles, ni le Botanique, ni les Halles de Schaerbeek ne peuvent se conformer au modèle. Ils sont décrétés : Centre culturels de la Communauté française hors décret.

              Durant cette époque, les Régions mettent en place avec des moyens importants, des dispositifs divers qui développent des projets socio-éducatifs et socioculturels qui doublent nombre d’initiatives qui relèvent des missions des Centres culturels. On n’a pas pris la mesure de ce phénomène et les partenariats sont difficiles à établir.

              2002 :  dix ans plus tard le besoin se fait sentir de revoir la copie du décret.

              1.2. Questions posées pour un nouveau décret et nouvelles propositions

              1.2.1.La mission de coopération  territoriale.

              Tout d’abord la question de la zone territoriale de référence pose problème pour les CCR. L’arrondissement ne correspond pas nécessairement à une zone réelle de partenariat.
              De plus, la plupart sont requis principalement par la lourde  tâche de faire vivre leur principal outil de diffusion et négligent ainsi, en partie, leur mission de coopération régionale.
              L’idée d’imaginer un nouveau dispositif émerge : il n’existerait plus que des Centres culturels de petites, moyennes et grandes catégories avec les mêmes missions comme socle de base. Parallèlement des structures de coopération régionale devraient être prévues (en articulation ou pas avec les anciens CCR). Ces structures devraient être souples et centrées uniquement sur des projets de coopération (information, formation, communication, pool de services etc.) sans disposer d’infrastructures de diffusion Dans le projet de décret cette nouvelle structure devait s’appeler «Agence».
              La question majeure (la même qui se pose aux actuels CCR) c’est de trouver, à côté de la Communauté française, le partenaire politique (à quel niveau de pouvoir) intéressé à s’investir financièrement. (Les villes-mères en l’occurrence n’auraient plus d’intérêt d’être cet unique partenaire.)

              1.2.2.La dimension artistique et de création

              Il semblait curieux pour un certain nombre que le mot artistique ainsi que l'expression "création artistique" n’avaient pas leur place dans le décret actuel; alors même que la plupart des Centres culturels investissent énormément de leur temps à diffuser des œuvres artistiques, à soutenir des projets de création artistique, voire à organiser des résidences etc…
              Complémentairement à cela, les différents secteurs artistiques de la Direction générale de la culture (les arts de la scène, les arts plastiques, les lettres …)  sont peut enclins à soutenir les projets des Centres dans les domaines artistiques. Les centres ne sont pas reconnus par ces Directions comme les interlocuteurs privilégiés dans ce domaine sur le plan territorial.

              1.2.3.Le modèle de gestion

              Pour les Centres qui gèrent de grandes infrastructures de diffusion et aussi de création, le modèle de gestion semble inadéquat. Les associations socioculturelles sont considérées a priori comme relativement peu intéressées et peu compétentes pour proposer un programme dans le domaine artistique. Plusieurs directeurs souhaiteraient s’entourer «d’experts» (créateurs, journalistes spécialisés, enseignants notamment des écoles artistiques, …) pour les soutenir dans l’élaboration de leur activité.

              1.2.4.     La Commission consultative des Centres culturels

              Il est proposé d’affirmer le caractère culturellement  transversal de l’action des Centres culturels et prévoir une représentation en son sein des différents courants de l’action artistique et socioculturelle.

              1.2.5.     Des initiatives complémentaires (spécifiques)

              A côté du socle commun de missions, il serait utile de prévoir la possibilité pour les Centres de se spécialiser dans certains domaines et de pouvoir ainsi bénéficier d’aides complémentaires permanentes venant de toute la Direction générale de la culture (différentes des aides extraordinaires).
              Il est aussi proposé de prévoir des expériences pilotes de Centres culturels spécifiques : «petits lieux», CC itinérants, CC centrés plus particulièrement sur une communauté culturelle…

              1.2.6. Des Centres culturels de la Communauté française

              Intégrer dans le décret les Halles et le Botanique (quid du CC de Mons ?)

              1.2.7.             Rôle de l’animateur-directeur

              Le rôle et la légitimité de l’animateur-directeur est très peu précisé dans l’actuel décret. Or, il joue, de fait, un rôle clé dans la vie du Centre.  Son pouvoir, sa compétence, son profil se devait d’être mieux cerné.


              B. Débat et questions.

              Financements, financeurs, et capacités.

              Avec un niveau relativement faible de financement par la CFWB eu égard à l’ampleur des missions, en voulant agir sur le renforcement du financement par les communes, le décret a eu des effets pervers. On relève notamment la perte de légitimité de la CFWB consécutive à la perte de poids financier et avec en corollaire une perte de force des valeurs fondatrice dont la CFWB est la gardienne. Les Animateurs-directeurs, attachés à ces valeurs, sont par ricochet en perte de force  et de légitimité.
              Cette perte de légitimité est encore renforcée par deux phénomènes connexes dont l’un consiste en l’accentuation du poids des Régions dans le financement de l’emploi des CC. Le second phénomène, lié à la nécessité de rechercher des moyens supplémentaires pour combler le déficit de financement,  réside dans l’intervention de plus en plus importantes des Régions qui opèrent parfois sans règle précise ou s’approprient le secteur socioculturel ou celui de l’éducation permanente de manière peu cohérente avec nos législations et en fonction de critères pour le moins différents des orientations des législations communautaires.

              Commune : «Je t’aime, moi non plus».

              Par rapport aux communes, l’avancée positive que constitue le passage des dépenses culturelles de la catégorie «facultative» à celle «autorisées» elle-même renforce aussi parfois la perte de crédibilité de la CFWB dans la mesure où sa part d’intervention se réduit.
              L’augmentation du pouvoir des Communes, si elle présente des avantages tels qu’une plus grande implication dans les enjeux culturels, présente aussi de graves inconvénients avec notamment des objectifs de rentabilité à court terme, des instrumentalisations un peu trop étroites de la culture à d’autres fins qu’elle-même ou dans des logiques plus liées à des orientations régionales ou fédérales parfois plus proche de l’encadrement ou du travail social. Les CC tendent à devenir plus des services aux publics que des moteurs de mise en mouvement des populations, de développement. On souligne la nécessité d’impliquer les communes dans le débat sur leur rôle et leur rapport au CC.
              D’autres effets ont été soulignés comme la perte du fragile équilibre entre la démocratie politique et la démocratie culturelle avec parfois le renforcement d’une instrumentalisation étroite des CC à des fins pas toujours en cohérence avec le décret, voire un certain retrait des forces vives de la société civile et à nouveau une perte de légitimité des CC eux-mêmes.
              Le secteur s’est professionnalisé et la qualification des travailleurs s’est renforcée avec des coûts salariaux en augmentation, phénomène auquel s’ajoute l’augmentation des coûts liés aux infrastructures.

              Des systèmes de catégories inadaptés.

              L’insuffisance des subventions catégorielles, l’augmentation incessante des coûts et la recherche de moyens complémentaires indispensables à la vie (voire la survie : «au secours» ont dit certains) pousse à tenter une montée incessante vers des catégories supérieures pour atteindre la catégorie 1, même sans que cela soit vraiment justifié par le contexte ou la taille. Il apparaît donc clairement que le système actuel des catégories est inadapté à la réalité et à l’évolution des coûts car la logique de bonds quantitatifs et qualitatifs est inadaptée au développement et ne prend pas en compte la dynamique de la croissance (logique de progressivité de la croissance et de proportionnalité des coûts). La logique des 1+ , des 1++ ou des 1+++ est d’ailleurs un aveu d’échec de ce type de catégorisation.
              Les modalités de financement en deviennent complètement inadaptées.
              La logique d’aide aux projets ponctuels et la nécessité de trouver des financements complémentaires conduit à travailler dans le court terme ce qui empêche de pérenniser certains projets et par conséquent de travailler plus en cohérence avec certaines exigences décrétales et le concept même d’action culturelle.

              Contrats-culture, agences, contrats-villes : les CC sont-ils toujours au centre du dispositif de développement culturel territorial et transversal?

              Comment arriver à un Développement Culturel territorial équilibré, associant Ville mère, CCR et CCL sans autoritarisme ou hiérarchisation induite de la part des CCR?
              On constate que les choix des contrats-cultures ont été opérés selon des critères purement politiciens et non en fonction des enjeux d’un développement culturel territorial équilibré et transversal. Ils résultent donc de choix circonstanciels non légitimés par des besoins ou des projets identifiés. En cela, ils sont moins légitimes et plus mal ressentis que les CC plus ancrés dans la démocratie locale. Par ailleurs, il est patent que les projets de développements «parachutés» qui n’impliquent pas les populations dès l’abord sont régulièrement voués à l’échec.
              Ces projets ont étés quasiment toujours conçus sans impliquer ceux qui étaient officiellement les porteurs de la mission  et cela a eu pour conséquence de provoquer (ou renforcer) une perte de légitimité tant des premiers (les CCR) que des nouveaux chargés de la mission.
              Alors que les leçons de ces expériences n’ont pas vraiment été tirées et qu’aucune analyse globale n’a été effectuée, alors que les effets et les pratiques des agences de développement culturel n’ont pas été mesurés ou évalués, on arrive avec des contrats de coopération territoriaux ou thématiques.
              Bien qu’étant sans a priori sur les orientations, les participants souhaitent être partie prenante et s’interrogent sur les rôles et fonctions attribués aux CC. Restent-ils au centre du dispositif de développement culturel territorial ou s’agit-il de chercher une alternative ou encore de mettre en place des structures supplémentaires plutôt que complémentaires?
              Dans ce cadre, on s’interroge sur le rôle que l’observatoire de politiques culturelles doit jouer : en synthèse on insiste sur la limitation de son rôle à la collecte des données et l’information sans aller jusqu’à leur interprétation ni les conclusions ou propositions en termes d’orientation des politiques culturelle.

              Perte de légitimité et de spécificité? Perte de spécificité et manque de clarté des orientations et des choix politiques.

              Nécessité d’un débat global : repenser le positionnement de la RW, de la COCOF. Conflits de légitimités donc, ce qui fait dire qu’une concertation des institutions régionales et communautaires doit avoir lieu et pour certains devrait déboucher sur des réformes institutionnelles plus globales et plus radicales ou d’autres répartitions de compétences.
              La pérennisation de l’emploi doit en tous cas impliquer régions, provinces et communes.


              Actualiser ou transformer le décret.

              Les participants souhaitent éviter le couac de la précédente tentative de réforme du décret qui a été jeté aux oubliettes alors qu’un travail important réalisé. Il importe de tirer les leçons des expériences multiples et d’en effectuer une véritable évaluation avec notamment les données à obtenir de l’observatoire. Les futurs COCOTER (Contrat de coopération culturelle territoriale) et COCOTHEM ( thématiques ou sectoriels) doivent associer les partenaires – et donc les CC - à l’élaboration, l’expérimentation et l’évaluation
              De nouvelles règles doivent prévoir un assouplissement et une adaptation à la réalité notamment en ce qui concerne les catégories pour lesquelles il y a urgence de procéder à une réforme.
              Réaffirmer la centralité du rôle des CC dans le dispositif de développement culturel territorial de la CFWB en l’adaptant et repenser le pluralisme interne constituent également des priorités.
              La légitimité des CC comme du décret vient notamment du socle et des valeurs qu’il prône et dont le maintien est fondamental. Les spécialisations complémentaires et coordonnées ainsi que le rôle transversal et la polyvalence devraient être confortés.

              Rôle et place de l’animateur-directeur

              Le rôle et la légitimité de l’animateur-directeur est trop peu précisé dans l’actuel décret. Or, il joue, de fait, un rôle clé dans la vie du Centre.  Sa responsabilité, sa compétence, son profil se doivent d’être mieux cernés et affirmés. On insiste sur la nécessité, lors des consultations, d’interpeller tous les animateurs directeurs et pas seulement les quelques-uns qui disent eux-même faire un autre métier.

              -

              Atelier 6A : Centres culturels au coeur du développement de terrain

              Animateur : Jean-François Bemelmans
              Rapporteur : Géraldine Gogneaux

              Dès l'énoncé du thème de l'atelier, et l'évocation d'un souci de synergies et de mise en réseau de la part des centres culturels, "petits ou grands", le groupe s'est d'emblée posé la question du positionnement des centres culturels régionaux.  Suite aux Etats Généraux, lesquels avaient déjà suscité cette question, et au bilan négatif des agences et contrats de pays, les participants s'interrogent sur le respect par certains CCR de leurs rôles et missions. Les contrats de coopération ne vont-ils pas se superposer aux missions décrétales d'un CCR, incluant le développement de synergies sur la région? Ne risqueront-ils pas, par l'octroi de moyens supplémentaires (par exemple, du personnel détaché "région") de camoufler voire valider le non-respect de ces missions par certains, que d'autres ont choisi de mener malgré tout, avec les mêmes moyens. On sent comme une sorte de pénalisation de ces derniers, dont l'esprit et le travail est conforme tant bien que mal au décret.

              De l'avis général, on déplore le manque d'outils précis d'évaluation de cette question et le flou artistique qui l'entoure.

              Par rapport à la notion de territoire, deux remarques :

              -        dans les zones rurales ou semi-rurales, les partenariats et la transversalité autour ou à partir d'un CCL se sont parfois installés tout naturellement, car la configuration du terrain entraîne automatiquement cette situation : l'éloignement des pôles culturels, les problèmes de mobilité, une dispersion des moyens fait qu'on a tendance à unir ses forces, tendance favorisée par  la proximité sociale et géographique. A l'inverse peut-être des centres urbains où les grandes institutions concentrent leurs énergies à "faire tourner" des infrastructures plus lourdes, mener leurs propres projets plus ambitieux et ont dès lors moins de contacts avec les autres acteurs culturels. Se repose dès lors le rôle possible (assumé ou non) d'un CCR dans le développement de cette transversalité : arbitrer des partenariats qui se mettent parfois en place naturellement ?  La réponse est plutôt de l'ordre de l'aide au niveau des moyens (humains, techniques, matériels, financiers), d'une communication accrue et d'une mobilité des publics.  Un Centre Culturel Local resterait le plus approprié pour le maillage culturel du terrain, d'où la pertinence de soutenir plus les centres locaux si on veut stimuler davantage les synergies.

              -        la place d'un Centre Culturel au sein de sa Commune: on rappelle qu'un CCL est une délégation d'un service public. Il est chargé de mettre en œuvre la politique culturelle communale. Il y a donc forcément intervention du pouvoir communal (validée par sa représentation forte au CA).  Là aussi, les rôles et limites sont flous: certaines communes délèguent largement au CC, d'autres très peu et on assiste parfois à une forme de concurrence entre le CC et l'échevinat de la culture notamment. S'il est important de garder son autonomie, il faut aussi respecter cette délégation de service public.

              Comment donc structurer l'action fédératrice d'un CC sur son territoire? Avec quels outils et quels moyens? Comment éclaircir et définir précisément ce rôle, avec la Commune notamment? Un modèle-type est-il envisageable? Faudrait-il imposer dans nos missions la complémentarité avec d'autres opérateurs et ce rôle "fédérateur" ? Même chose pour eux?  Un tel outil risquerait de ne pas être assez souple pour cette mission mais sans outil (situation actuelle), on reste dans le flou. Et quid des sanctions (cf. le non-respect des missions par certains CCR) ?

              Par ailleurs, la transversalité se heurte parfois à des résistances de la part d'autres opérateurs ou partenaires potentiels (écoles, médias…). De nouveau, les participants se demandent si un outil de formalisation des partenariats pourra contrecarrer ces résistances.

              Se repose néanmoins toujours le problème du manque de moyens: comment sensibiliser & motiver  les partenaires quand on manque de moyens?

              Paradoxalement, les partenariats peuvent permettre de palier à ce manque structurel de moyens.

              Petit détour vers les Agences de Développement Local, outil de la Région wallonne pour le développement –socioculturel notamment- d'un territoire semblable à celui d'un CC. Les initiatives des ces agences, essentiellement de type socioculturel, sont tous et par nature interdisciplinaires et se jouent également entre pouvoirs subsidiants complémentaires, mais sans être reconnus réellement comme tels. Autre flou, tabou, frilosité ou hypocrisie?

              La question persistante est : à quoi s'en tenir? Qui fait quoi, comment, avec qui, à quel niveau et avec quels moyens? Au-delà des déclarations de principe énoncés dans "Priorités culture", nous demandons une redéfinition concrète de ce rôle, à faire valeur auprès des partenaires institutionnels (commune, CCR, Inspection de la CF…) et des partenaires culturels de terrain. Cette formalisation doit nous permettre de construire une transversalité efficace mais néanmoins être adaptée aux spécificités de notre action, sans perdre ni limiter son caractère spontané et créatif.

              Des pistes de solutions dont abordées : on pourrait développer le rôle fédérateur du Conseil Culturel et de ses commissions (creusets possibles de partenariats), l'Inspection peut encourager les synergies dans un sens (à l'initiative des CCL) comme dans l'autre ("motiver" les autres opérateurs), on peut aussi envisager et soutenir la création de réseaux de centres culturels autour d'une spécificité territoriale, de missions privilégiés ou d'un inventaire des moyens et besoins techniques, logistiques, etc.

              Tout le secteur des CC semble en tout cas convaincu de la pertinence de notre position pour être le vecteur de synergies et partenariats et une sorte de "boîte à outils" au service de la pluralité des expressions . Il est prêt à assurer cette mission pour autant qu'on lui en donne les outils (une formalisation) et les moyens.  Ces moyens qui sont aussi à aller chercher, dans un souci de transversalité également, à la Région wallone.

              -


              Atelier 6B : Centres culturels au coeur du développement de terrain

              Animateur : Etienne Pevenasse
              Rapporteur : Jean-Luc Gustin

              Une question se pose sur la définition ou ce que signifie encore le concept d’éducation permanente.

              Il semble pour certains que c’est un peu un fourre-tout ! Tous les projets ou presque peuvent se justifier et revendiquer le « label » éducation permanente. Ce manque de définition claire engendre des dérives fondamentales et une multitude d’intervenants apparaissent.
              Les opérateurs ne travaillant pas souvent en synergie ou en concertation, on relève même çà et là des conflits et des concurrences (des initiatives sont soutenues par un échevinat, une Province, un quartier, la Région wallonne, AMO, ….), le gâteau se coupe en une multitude de parts.
              Le centre culturel ne devrait-il pas être un partenaire obligé et consulté ?
              Le pluralisme des centres culturel garantit plus facilement une non-instrumentalisation voire une indépendance.

              Questions des conseils culturels.

              Ceux-ci sont-ils encore pertinents ?  Il semble que oui, si ces lieux sont des lieux de concertation et d’échanges entre des groupes et des personnes d’intérêts différents, ils définissent une ligne de politique culturelle générale.
              Une réflexion de fond est demandée quant à la fonction du conseil culturel par rapport à l’interdisciplinarité, la stratification du projet du centre culturel, des commissions thématiques sont-elles souhaitables… ?
              Y a-t-il conflit d’intérêt entre les conseils d’administration et le conseil culturel, entre la gestion et l’animation.
              La question se pose à propos du rôle de l’animateur par rapport à sa fonction, son indépendance, sa place centrale ?
              Comment et qui définit la politique culturelle de l’institution (animateur, conseil culturel, conseil d’administration… et les associations là-dedans !).
              Il semble en tout cas certain que ce débat en a effrayé plus d’un à participer au Conseil culturel.  Quelle peut être la motivation d’un bénévole dans un système aussi complexe.

              Question de transversalité, question de convergence.

              Le centre culturel est-il au centre d’une politique culturelle ?
              Qui donne sens, finalités et objectifs aux projets du centre culturel ?
              Où est la place du citoyen ?
              Le centre culturel ne devient-il pas un melting-pot, un alibi à tout faire?

              La réflexion sur le sens n’est plus à éviter.

              Le « centre » culturel semble avoir du sens s’il est bien un lieu de rassemblement, de débat entre associations et citoyens.
              Le « centre » culturel est au centre d’un territoire géographique, d’un territoire de projets partagés et communs.
              Transversalité ? En a-t-on les moyens  (financiers, humains) ?


              Un projet peut couvrir de multiples aspects :
              -       création, éducation permanente, diffusion, artistique, animation communautaire. Sommes-nous capables dans des « petits » centres locaux d’assumer tout ?
              -       A contrario, dans les grands centres a-t-on toujours de l’intérêt pour cette démarche transversale ou n’y a-t-il pas la tentation de faire du travail pointu et spécialisé dans chaque domaine.

              ·Question de perception, de communication.

              Comment sont perçus les centres culturels par « les artistes » ?
              Pour certains, ce sont des simples lieux de diffusion, les artistes ne savent peut-être pas suffisamment ce que sont les rôles des centres culturels en ce qui concerne l’aide à la création, au rôle de médiateur avec le public, …
              Et le public, ne voit-il pas le centre culturel comme un lieu de spectacle, de diffusion. C’est en tout cas une image qui est portée par les médias (presse, …), on n’y parle pas souvent des opérations d’éducation permanente, des projets citoyens, …
              Les feux sont souvent pointés vers les spectacles.

              Et les associations ??

              La communauté ne devrait-elle pas avoir une politique de communication spécifique au secteur des centres culturels en distinguant et en montrant à tous (artistes, public, associations, politiques) quel est le rôle et quelles sont les missions.  Il faut qu’elle affirme aussi la différence entre ces nouveaux concepts de socio-artistique, socio-culturel et éducation permanente.  N’y a-t-il pas là du flou « artistique » et stratégique ?

              Région wallonne – Communauté française Wallonie – Bruxelles.

              Des matières gérées  par la Région wallonne le sont aussi par la Communauté française Wallonie-Bruxelles et vice-versa.
              Ne serait-il pas très utile, voire indispensable de faire une « étude – recherche » afin de mettre en lumière les points de convergences et de créer des ponts, des complémentarités.
              (Une remarque déjà faite plus avant, il y a parfois sur un même territoire plusieurs acteurs dépendant de pouvoirs différents et subventionnés par des sources différentes qui font le même travail.  N’y a-t-il pas là aussi une remise en question du système à avoir).

              Divers points abordés sans approfondissement :
              -       définition des territoires
              -       que veut dire développement, économie, personnel, communautaire, sociétal, artistique, identitaire, …
              -       les Conseils d’administration sont-ils conscients de leurs rôles ?
              -       les conseils culturels sont-ils des espaces de liberté ?
              -       et le militantisme des employés doit-il s’opposer à la professionnalisation et à la spécification des tâches et des rôles ?
              -       y a-t-il un engagement, un idéal ?
              -       des animateurs sont-ils des gestionnaires de projets.  Sont-ils encore des créateurs, …,

              -

              Atelier 7 : Simplification des mesures administratives

              Animateur : Alain Thomas
              Rapporteur : Vincent Bertholet

               

               

              Participants:

              CC EGHEZEE

              AUTHOM

              ISABELLE

              CC BEAU CANTON

              BARNET

              JACQUES

              CC GERPINNES

              BLAISE

              FABIENNE

              CC BRABANT WAL

              DE WANDELEER

              GUY

              CC MORLANWELZ

              HESMANS

              PHILIPPE

              CC ROCHES

              JEAN-BAPTISTE

              ERIC

              CC ENGIS

              KINET

              MARTINE

              CC BRAINE-LE-COMTE

              MENETRIER

              MICHELE

              CC AUBANGE-ATHUS

              MEUNIER

              MARTINE

              CC SPA

              PAROTTE

              CAROLINE

              CAB. DAERDEN

              FRANCOIS

              SAMUEL

              CC SOUMAGNE

              REMOUCHAMPS

              France

              CC DINANT

              WATRISSE

              LAURENT

              CC COMMUNAL AUBEL

              PAUPORTE

              NATHALIE

              CC BEAURAING

              SOEBERT

              DANIEL

              INSPECTION

              DE RIDDER

              BRIGITTE



              Rapport:

              A propos du plan comptable


              Si certains voient arriver ce changement sereinement, chez d’autres c’est l’inquiétude. Qu’en sera-t-il de nos habitudes de présentation des comptes?
              Ça va représenter un travail important de modification de nos plans comptables puisque beaucoup de numéros imposés sont différents de notre pratique.
              Il va falloir changer les imputations comment peux-t-on avoir une continuité dans ces conditions ?
              Faudra-t-il nécessairement développer une compta analytique ?
              Ce travail nécessitera peut-être de recourir aux services d’un sous-traîtant, donc ça nous coûtera plus cher.
              Le coût de ces prestations valent parfois la peine parce que l’expert fait presque tout le boulot.
              Que est le rôle du trésorier ? dans presque tous les cas, il s’agit d’une fonction de supervision ou de signature. Presque jamais un rôle de comptable à proprement parler. Pourtant, le statut de trésorier endosse une grande responsabilité souvent insoupçonnée par l’intéressé.
              Dans certains cas il y a également intervention d’un réviseur d’entreprise.
              Les préoccupations comptables influencent-elles les activités ?Le trésorier intervient-il parfois sur les activités pour des raisons comptables ?
              Pour la majorité, une fois que le budget est voté,  il n’y a pas de problème à l’intérieur de ses limites.Mais pour un centre culturel communal c’est plus difficile parce que toutes les dépenses sont visées par le receveur communal qui donne son avis et influe sur les activités.
              Que se passe-t-il si le budget est trop court ? selon les endroits, la responsabilité est prise par la direction, parfois en commission de gestion ( centres culturels régionaux) ou par le Conseil d’Administration.
              Dans certains centres culturels, ces budgets sont définis avec précision par activité, dans d’autres par secteur d’activités.

              On entame alors un tour de table où chacun est amené a donner une estimation du temps de travail consacré à la comptabilité
              LOCALITE Part de temps consacrée
               à la compta
              personnel  en équiTP
              ROCHEFORT 0,75 4
              ENGIS 1 6
              BRAINE LE COMPTE  0,5 4
              ATHUS ? 2
              AUBEL 0,25 2,5
              BEAURAING 0,25 3
              EGHEZEE   1 6,5
              SOUMAGNE 0,75 8
              SPA   0,75 10
              DINANT  1,5 28
              BRABANT WALLON 1,5 31
              GERPINNES 6
              FLORENVILLE  1 14
              MORALNWELZ ? 3
              BERTRIX 0,5 5
              ANTOING 0,5 7,5

              On constate que la taille de l’équipe du centre culturel influe jusqu’à un certain point sur le temps qui y est consacré. Ce qui est dû au volume d’activités plus important là où il y a plus de personnel.
              Mais cette proportion n’est plus vraie dès lors que le centre a pris une importance telle qu’il peut attribuer une fonction de comptable a temps plein au sein de l’équipe.D’une part cette personne est plus spécialisée que les animateurs pour ce travail et, d’autre part, et ce n’est pas anodin, elle peut se consacrer pleinement à ses tâches ce qui n’est jamais le cas dans un petit centre culturel.

              Témoignages :
              - On est dérangés à tout moment ;
              - On a d’autres choses à faire en même temps
              - On doit parfois fermer les portes et interdire les communications téléphoniques.
              - Je reprends ce travail à la maison où je peux vraiment me concentrer

              Demande : Le ministère ne pourrait-il fournir un programme informatique contenant un plan comptable commun aux centres culturels et assurer la formation du personnel à son utilisation optimale?

              Ensuite, on évoque le problème des subsides extraordinaires et d’équipement dont le paiement se fait toujours tardivement. Presque à chaque fois, l’activité est passée lorsqu’on se voit notifier l’accord ou non du subside. C’est intenable surtout pour les petites structures qui ont peu de trésorerie.
              La rétroactivité du subside à l’emploi est également source de problèmes.De plus, les modalités pour la distribution de ce subside sont interprétées différemment. D’un endroit à l’autre.
              On perd un temps fou à la recherche de subsides ou à suivre un dossier pour savoir si on va pouvoir ou non compter dessus.
              Le ministère devrait créer un dossier type qui permettrait de décider sur des critères objectifs et beaucoup plus rapidement.

              Demande : que l’administration et le cabinet ministériel s’engagent à répondre au demandes de subsides dans un délai court et en tout cas avant l’événement.

              Une fois de plus, il y a une différence entre les centres culturels de petites taille et les grands.. Dans ces derniers, la direction peut consacrer beaucoup de temps au suivi des dossiers de subsides et eux rendez-vous nécessaires à défendre ces dossiers, ce qui n’est pas le cas là où l’animateur doit assumer des tâches plus polyvalentes.

              Pour l’équipement , il faudrait un subside récurent qui permette de maintenir l’outil en état de fonctionner, en particulier en ce qui concerne le parc informatique qui est sujet à un roulement indispensable.

              Quelqu’un suggère que les projets extraordinaires qui se répètent d’année en année puissent bénéficier d’un subside récurent…

              Demande : ne pourrait on créer un bureau chargé de mutualiser toute une série de questions administrative des Centres culturels ; Expert comptables, secrétariat social, expert en assurances, etc. Et diffuser des outil comme la billetterie (le CC d’Eghezée vous propose la sienne d’ailleurs) 


              A propos des rapports d’activité et des dossiers administratifs

              On relève le même phénomène  à propos des rapports d’activités : c’est un moment important pour s’arrêter un peu et prendre du recul mais ce n’est pas toujours possible quand le reste de l’activité en février-mars bât son plein.
              Tout le monde se pose la question de savoir si les rapports d’activité annuels sont lus. Brigitte De Ridder rassure quant au fait qu’à l’inspection c’est bien le cas.On s’accorde également à dire que l’année où on rédige le projet de contrat programme, il y a surcharge de travail avec le rapport d’activité.

              Une demande émerge : avoir un canevas commun à tous les CC pour la rédaction du rapport annuel.

              Comme il y a aussi des dossiers à rendre à d’autres pouvoirs subsidiants, il y a des doublons ( on fait du copier coller).
              Parfois on ne réagit pas de la même façon à la Région Wallonne qu’à la Communauté Française il faut réajuster le rapport.
              Le plus complexe ce sont les dossiers Leader+ ou Feder ou fond social européen qui représentent un énorme travail d’administration pour des subventions qui arrivent un à deux ans après les dépenses engagées.
              Parfois cette administration complexe devient dissuasive.
              Parfois également, la recherche de subsides hors cadre structurel amène un centre culturel à tordre son projet pour qu’il rentre dans le canevas de subsidiation.

              Suit un échange sur la façon de régler la répartition du subside à l’emploi 2005 arrivé début 2006. De cette longue discussion, il ressort qu’il y a autant de solution que de centre culturel présent dans la pièce…

              Synthèse des demandes :
              -       des directives plus précises pour les rapports d’activités, les demandes de subsides d’équipement et d’extraordinaire
              -       travailler anticipativement et ne plus devoir gérer de façon rétroactive
              -       uniformisation et mutuellisation de certains outils
              - Associer le personnel des centres culturels à la réflexion sur la simplification de leur travail administratif.

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