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ASTRAC - Réseau des Centres culturels
de la Communauté Wallonie-Bruxelles asbl

Contribution du conseil d’administration de l’ASTRAC, réseau des Centres culturels de la Communauté Wallonie-Bruxelles (98 Centres culturels en ordre de cotisation) aux États Généraux de la Culture le 18 janvier : la danse
Patrick Besure, Président


Les Centres culturels sont a priori intéressés à programmer des oeuvres de danse. Cependant, les 113 Centres agréés ne disposent pas nécessairement des infrastructures adéquates. Certains Centres culturels, rappelons-le, n’ont même pas du tout d’infrastructure adaptée à de la diffusion de spectacles.
Par ailleurs, les Centres culturels fonctionnent avec des moyens financiers extrêmement réduits. Ces moyens suffisent souvent à peine à rétribuer leur personnel. Les activités, animations et spectacles réalisés par les Centres culturels doivent donc maintenir en soi un relatif équilibre financier. Les entrées doivent si possible couvrir le cachet, les droits d’auteurs, la promotion. Or, les spectacles de danse contemporaine sont pratiquement toujours proposés à des prix qui dépassent la moyenne des spectacles de même ampleur dans d’autres disciplines. Pour des raisons financières, les programmateurs -on le regrettera, mais c’est une réalité de terrain- choisissent aussi de plus en plus souvent des petites formes. De plus, les spectateurs potentiels sont difficiles à convaincre, et là où dans les agglomérations urbaines il est encore possible de rassembler des amateurs, cela devient beaucoup plus difficile dans les régions peu peuplées. Les Centres culturels, pour autant qu’on leur en donne les moyens, tant financiers qu’humains, pourront contribuer à former les publics. L’Astrac, réseau des Centres culturels, attire également l’attention sur le fait que la politique de programmation et les axes généraux d’action des Centres culturels ont ceci de spécifique qu’ils sont essentiellement “ascendants”. Cette démarche qui vise à asseoir la culture sur les besoins exprimés par les associations culturelles, par des citoyens actifs, par des publics sensibilisés au niveau local est garante d’un réelle adhésion des usagers.
Pour permettre ce mode d’intervention en matière de danse contemporaine, des actions de sensibilisation pour des publics réduits, actions adaptables à des lieux non équipés, permettant d’informer des leaders d’opinion locaux, et financées de façon à faciliter leur circulation vers les lieux les plus difficiles, permettront aux Centres culturels de contribuer à l’action de formation annoncée plus haut. Des propositions d’oeuvres à la portée de publics larges (scolaires,...) seraient aussi les bienvenues.

De façon générale, l’Astrac souhaite souligner que, si il y a certes moyen de réorienter les politiques culturelles, les économies ainsi réalisées ne suffiront pas à financer les besoins réels de l’ensemble des secteurs. Elle attire l’attention sur la campagne “La culture plutôt deux fois qu’une” qui vise à doubler les budgets alloués à la culture. Elle invite toutes les associations culturelles à s’associer à cette campagne, de façon à sensibiliser les décideurs politiques qui n’ont pas la culture dans leurs attributions, au fait qu’il existe en vrai problème de sous-financement qu’il faudra que la Communauté Wallonie-Bruxelles résolve un jour.

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