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Astrac en vrac n°32

SOMMAIRE N°32

Logo
Le Mot du Président
Improvisation
La photo du Ministre?
Texte du Ministre
Potins de couloirs
Le Printemps 2004
Questionnaire
Cartes et Affiches
Communiqué de presse
Cas particulier
Astrac réunions
Solidarité


Réseau des Centres Culturels
de la communauté wallonie-bruxelles



Mon beau logo, roi des logos

Hormis ceux qui l’ont déjà retirée parce qu’elle ne résiste pas vraiment aux intempéries, chaque Centre culturel agréé dispose sur sa façade d’une plaque transparente illustrée du fameux logo des centres culturels. Un rond. Beau et circulaire. Lorsqu’il a été conçu par un bureau de graphistes professionnels, beaucoup de sourires en coin avaient fusé dans les centres culturels. Mais comme notre secteur est demandeur d’une image cohérente, nous nous sommes tous approprié l’emblème, le déclinant parfois avec une pointe d’humour (les roues de vélo du printemps des centres culturels 2004, par exemple). Stupeur! Notre beau logo s’est retrouvé en tête d’affiche de ... la foire du livre. Certes, tout concepteur de logo pourra légitimement arguer qu’il peut raisonnablement avoir inventé ce signe sans avoir été directement inspiré par celui qui le précédait. Mais, tout de même, cela fait un peu désordre. Deux emblèmes subventionnés par la Communauté, se ressemblant comme deux gouttes d’eau. A moins que le concepteur ne soit le même et qu’il ne décline ses facultés créatrices qu’avec parcimonie. A moins encore qu’il ne s’agisse d’une action concertée visant à affubler toutes les initiatives de la Communauté d’un beau logo rond, identifiable par sa seule couleur? Et rond et rond, petit logo rond, carrément.


Le mot du Président

Après une (trop) longue période de privation, vous voici à nouveau en possession de votre publication favorite. L’Astrac en Vrac vous revient, avec un objectif concret: la mise en place du troisième printemps des Centres culturels. Depuis quelques mois, l’Astrac, toujours coincée dans son action bénévole, a opéré par courrier, par courriel, par contacts directs. C’est que les temps ont été fort encombrés de contrats-programmes, de montées de catégories, de questions sur le financement du secteur, de passages en APE et autres joyeusetés telle que la mise en application de l’échelle barémique de la Commission Paritaire 329...

Les Centres culturels ont été informés des questions que le secteur se posait au sujet de la capacité de la Communauté française d’assurer en 2004 l’application du décret. En effet, fin 2003 la Commission consultative des Centres culturels (4C) remettait au Ministre de la Culture les propositions de reconnaissance et de classement des Centres culturels. En même temps, la Communauté devait voter son budget 2004 avec

une exigence:
le statu quo. C’est le décret qui fixe que les renouvellements sont proposés tous les quatre ans. L’échéance est donc légale. Et le contexte d’immobilité budgétaire pas vraiment adapté à notre situation particulière. Partant du principe que “notre” ministre nous défendait, nous avons proposé aux Centres culturels de sensibiliser les autres membres du gouvernement. Devant la lenteur des réactions, c’est en partenariat avec l’ACC, Association des Centres Culturels, que nous avons contacté l’ensemble des parlementaires, puis les bourgmestres des communes du siège de chaque Centre culturel agréé. Aujourd’hui (au moment où nous rédigeons l’Astrac en Vrac), nous attendons un signe du Ministre. Est-il exact que le budget permettrait un financement calqué sur celui de 2003 et que c’est en modifications budgétaires qu’un échelonnement par augmentations annuelles en tranches de 25% serait confirmé? Certes, ce n’est pas ce que nous aurions espéré. En effet, ce procédé d’échelonnement amorcé voici 8 ans avait été annoncé comme exceptionnel. Mais bon, si c’est la seule issue financière, nous devrons bien nous en satisfaire. Les activistes les plus bouillonnants parmi nous accepteront donc de postposer à des temps plus incertains la fameuse opération “il est moins une” que nous avions sournoisement concoctée (*).

Bonne nouvelle:
le printemps des Centres culturels se redéploie.Pour les nouveaux et les Alzheimer, bref rappel. Les 19, 20 et 21 mars 2004, tous les Centres culturels agréés mettront en évidence les différentes actions qu’ils mènent ces trois jours-là. Qu’il s’agisse de spectacles, d’animations, de réunions, ... c’est la diversité qui créera un véritable patchwork de l’action socioculturelle. Le Printemps de Centres culturels c’est comme un vaste festival, éclaté sur l’ensemble du territoire, avec ses pas moins de 103 points d’impact. C’est aussi le miroir grossissant de ce que les Centres réalisent en réalité tout au long de la saison.

Cette année, nous reprenons les “classiques” des deux premières éditions: une affiche générique, une carte postale, des contacts presse. Un dépliant “sommaire” reprendra les titres de toutes les activités du week-end et renverra au site internet www.centresculturels.be où les détails seront classés par centre culturel. Enfin, nouveauté, un clip vidéo sera relayé par les télévisions communautaires.2004 sera aussi, très certainement, l’occasion d’un redéploiement des actions de terrain de l’Astrac. Surtout si vous vous proposez pour en coordonner l’une ou l’autre.Alors, à vous, à vos équipes, à vos familles , meilleurs vœux de Bonne Année.

Patrick Besure

(*) il s’agissait de mettre en évidence le malaise du secteur en annonçant toutes nos activités avec une minute d’avance. Ce procédé aurait truffé les agendas culturels d’heures bizarres : 19h59, 20h29, etc... et aurait été accompagné d’une info presse.


Improvisation

Interpellé par plusieurs membres de l’Astrac lors de la première journée d’Entrevues, notre président, Patrick Besure, soucieux de permettre une bonne transmission de l’information, a improvisé en urgence et avec le soutien actif d’Eddy Gijsens une petite réunion. Merci à Thérèse Mangot et Yanic Samzun d’avoir accepté au pied levé de venir éclairer la lanterne de la trentaine de représentants de Centres culturels présents. Désolé pour ceux qui n’y étaient pas. Les courriers émanant de l’administration ont confirmé, depuis, les points qui y ont été abordés. Malgré le caractère de dernière minute, ce moment de rencontre a permis un véritable échange. Utile.


La photo du Ministre?

A chacun son style. En tous cas, il nous semble que ce n’est pas à nous qu’il appartient de publier des photos d’une rencontre entre des membres du CA de l’Astrac et le Ministre des Centres culturels. D’autant plus que cette rencontre n’a pas encore eu lieu (nous ne désespérons pas). Ce qui nous branche, par contre, c’est de connaître la position officielle de Christian Dupont concernant le financement des Centres culturels. C’est pourquoi nous lui ouvrons nos colonnes…


Aux animatrices - directrices,
Aux animateurs - directeurs
des centres culturels.


La fin de l’année 2003 aura été une période cruciale pour le secteur des centres culturels. En effet, 76 centres sur les 103 reconnus voyaient leur contrat-programme arrivé à échéance.

Après plusieurs semaines de travail intensif, la Commission consultative des centres culturels m’a remis un rapport circonstancié sur le renouvellement de ces contrats-programmes et sur les passages de catégorie potentiels qui y étaient liés. Je tiens à féliciter ici la Commission pour la qualité et l’objectivité de son examen.

Au vu de la qualité de l’argumentation développée, j’ai décidé de suivre globalement l’avis remis par la Commission qui propose le passage de catégorie pour 35 centres culturels locaux et pour 5 centres culturels régionaux. Cette proposition indique clairement que votre secteur connaît une véritable dynamique de développement et je m’en réjouis.Les conclusions de la Commission avaient évidemment un impact budgétaire qui se situait aux alentours de 2 millions d’euros. Le budget de la Communauté française en 2004 ne permettait pas de rencontrer cette demande, aussi légitime soit-elle. C’est pourquoi j’ai proposé au Gouvernement, comme l’avaient fait mes prédécesseurs, de phaser les augmentations sur la durée du contrat-programme.

Le budget 2004 étant particulièrement difficile, l’ensemble des centres bénéficieront d’un index de 1,1%. Les augmentations proméritées pour les passages de catégorie se répartiront à raison de 50% en 2005, 25% en 2006 et 25% en 2007.

Je pense que cette décision constitue une avancée très significative pour le secteur puisqu’elle implique une augmentation globale pour le budget de 2.183.000_.

Plus largement, cette décision ajoutée à celles prises par mes prédécesseurs, aura vu le budget du secteur des centres culturels doubler entre 1999 et 2007. Ces chiffres indiquent clairement notre volonté de développer ce secteur qui constitue, de mon point de vue, le pivot central de la politique culturelle.


Par ailleurs, j’ai le plaisir de vous informer que j’ai présenté au Gouvernement un avant-projet de décret "Culture-Ecoles". Ce projet permettra dorénavant aux opérateurs culturels (dont les centres culturels) de bénéficier de subventions pour les actions qu’ils mènent en étroite collaboration avec les écoles. Je pense qu’il s’agit d’un enjeu fondamental qui devrait permettre aux élèves et aux enseignants de tous les réseaux de mieux s’ouvrir sur le monde et de développer leurs capacités créatrices.

Je vous invite à poursuivre inlassablement votre travail en faveur de la démocratie culturelle.

Christian DUPONT.


Potins de couloirs

Depuis de longs mois déjà, chacun sait que Thérèse Mangot va quitter le secteur. A l’occasion de la réunion improvisée par l’Astrac en urgence à Entrevues, Yanic Samzun a annoncé le départ de Thérèse pour la fin avril.
Dès le 1er mai, c’est Pol Mareschal qui la remplacera.


Le Printemps des Centres culturels

LAu-delà des difficultés financières rencontrées par la Communauté Wallonie-Bruxelles pour mener à bien la revalorisation décrétale des Centres culturels, l’image du secteur doit aujourd’hui de toute urgence être mise en avant. En effet, la notion de Centres culturels qui ne seraient que des bâtiments gérés par des programmateurs se répand comme une traînée de poudre. Même des responsables politiques de très haut niveau y croient! Même des directeurs de Centres culturels aimeraient y croire.

Pour réhabiliter notre image à l’échelle de la Communauté (au niveau local, les Centres culturels sont habituellement considérés à la valeur de leurs actions), nous devons donc nous mobiliser, nous concerter, prendre du temps. Par exemple, prendre le temps des 4 années de contrat-programme qui viennent pour définir en commun qui nous sommes, ce que nous voulons, quelle(s) culture(s) nous défendons, quelles sont nos besoins financiers réels, quelles aides la Communauté devra consentir pour les contrats-programmes 2008-2011 si elle veut orienter résolument l’action culturelle vers des impacts de base. Le Printemps des Centres culturels a pour objectif de montrer toute la diversité, tout le potentiel de nos associations. Structurellement, les Centres culturels constituent déjà des modèles: partenariat entre les pouvoirs publics et le monde associatif. Notre légitimité vient de la participation active dans nos Assemblées de plus de 6000 mouvements, groupes et initiatives d’éducation de base!!!! Six mille, c’est un chiffre qui mérite réflexion. C’est pourquoi, cette année, au-delà de la simple présentation des programmes des 103 Centres culturels agréés durant le week-end des 19, 20 et 21 mars, l’Astrac souhaite sensibiliser la presse sur les aspects du travail des Centres culturels qui constituent des ferments de développement territoriaux. Dépasser l’image du programmateur de spectacles. Montrer qu’au-delà de ces manifestations, il existe un gigantesque travail de fond, au quotidien. Montrer les ateliers, les rencontres, les publications, les négociations, les services rendus aux initiatives locales, ... Montrer la diversité, du théâtre à la chanson en passant par les musiques classiques, rock, trad, world, folk,... la danse classique, la danse contemporaine, la poésie, la littérature, le conte, l’opéra, le cinéma, la vidéo, la photo, les arts plastiques, arts contemporains, mais aussi les liens avec les écoles, les initiatives avec les mouvements d’éducation permanente locaux, une brocante, un feu d’artifice, une observation des étoiles, un carnaval, un festival, un bal, un régal, un grand feu, une réunion d’agriculteurs sur l’élargissement de l’Europe, un rassemblement de quartier contre l’implantation d’un immeuble monstrueux, un atelier poterie, breakdance, percussions, cuisine du monde, le périodique local, .....

Les Centres culturels sont des outils au service des citoyens qui souhaitent le bien-être culturel dans leur région. Ces citoyens doivent pouvoir collectivement s’y approprier le pouvoir. Les enjeux de cette campagne d’image dépassent bien évidemment la promotion de chaque lieu pris individuellement. Chacun d’eux doit cependant contribuer activement à relayer en ce début mars un maximum d’informations vers ses relais presse, médias et politiques. En effet, de notre capacité à démontrer qui nous sommes (ou voulons être) dépend désormais la crédibilité d’un secteur qui pourrait peser de moins en moins dans les options de futurs décideurs séduits par l’événementiel au détriment de l’action de fond.Appel aux Centres culturels

Vous nous avez renvoyé par courriel vos activités programmées les 19, 20 et 21 mars. Merci. (Si ce n’est pas fait, grouillez-vous, on est en retard). Votre agenda sera publié sur le site www.centresculturels.be. Nous souhaitons beaucoup y voir figurer TOUTES vos propositions publiques de ces trois jours: réunions, ateliers, rencontres, etc..., en plus des spectacles. Merci de nous envoyer votre calendrier à fccf@skynet.be


Cartes et Affiches

Les Centres culturels
recevront des cartes et
affiches du Printemps 2004
dans les prochains jours.
Utilisez ces documents pour communiquer vers les médias, vers vos partenaires, vers vos décideurs politiques. Joignez
par exemple votre programme détaillé d’activités des 19,20 et 21 mars. Joignez également
le communiqué de presse général de l’opération.


Communiqué de presse

Le plus gros événement culturel de l’année propose en un seul week-end plus de 30 spectacles de théâtre, plus de 30 concerts, plus de 10 spectacles de danse, plus de 20 ateliers de créativité, des conférences, des séances de cinéma, un défilé carnavalesque, des balades contées....

Paradoxalement, ce n’est pas l’événementiel qui émoustille l’Astrac, organisateur de ce troisième Printemps des Centres culturels. Le réseau qui fédère pour l’occasion les 103 Centres culturels agréés de la Communauté Wallonie-Bruxelles préfère attirer l’attention sur le travail de fond qui est proposé au jour le jour par ces opérateurs professionnels implantés sur l’ensemble du territoire.

En réalité, le programme proposé pour le week-end du 21 mars, c’est chaque week-end et aussi tout au long des semaines que les Centres culturels le proposent.

Moins visible est le travail en profondeur qu’ils développent en matière de formation, de rencontres d’éducation, de création. Chaque Centre culturel réunit en son sein des représentants des pouvoirs publics et des différentes associations locales. Ce sont ainsi pas moins de 6000 (vous lisez bien six mille !!!) groupes, mouvements, clubs et initiatives de toutes tailles, à vocation d’éducation socioculturelle, qui sont représentés à travers l’action des Centres culturels agréés.

Contrairement à une image qui circule, les Centres culturels ne sont pas des bâtiments ni des infrastructures. Ce sont des associations, porteuses de projets souvent originaux et novateurs, pour le développement socioculturel de leur territoire. Certes, beaucoup de Centres culturels gèrent des espaces, des salles de spectacles. Mais ce n’est là qu’une de leurs missions.

L’éducation permanente, le développement communautaire, une dynamisation de la créativité, l’ouverture à l’expression, sont autant d’objectifs que poursuivent chacun sur leur territoire, les 103 Centres culturels. Un vrai réseau polyvalent et dynamique couvre ainsi la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Le Printemps des Centres culturels, c’est l’occasion de montrer ce qui se passe, dans les grands centres des grandes villes, dans les petits centres en milieu rural. Cela se traduits par des dizaines de rendez-vous qui seront annoncés sur le site internet www.centresculturels.be


Cas particulier

Le régime fiscal des "indemnités pour
activités de bénévolat"
http://www.lfbb.be/INDEMNITES-CONTRIBUTIONS.htm

Ce texte est destiné aux clubs sportifs, mais peut s'adapter au secteur culturel.

Pour préciser la règle fiscale de base, vue dans l’introduction, le législateur a depuis peu prévu un régime fiscal particulier pour "les indemnités perçues dans le cadre d’activités de bénévolat". (circulaire du 05/03/1999)

Ce régime fiscal particulier s’applique, si les conditions suivantes sont réunies:

- la personne doit exercer, sans aucune rémunération, des activités de manière tout à fait désintéressée, dans le cadre d’une structure organisée ou réglementée (par ex. un club sportif);
- l’activité doit être occasionnelle et " être exercée dans le cadre d’activités sociales, culturelles ou sportives du club, de la fédération, de l’association, de l’institution ou de l’autorité publique ";

- l’activité désintéressée doit être directement exercée pour l’ASBL et le bénévole ne peut avoir ailleurs une quelconque relation professionnelle avec celle-ci.

Il prévoit que: les indemnités qui sont allouées, dans certaines conditions, à titre de remboursement forfaitaire de frais par des clubs, des associations ou des fédérations, à leurs bénévoles non rémunérés, couvrent des frais réels et ne sont pas imposables lorsqu'elles ne dépassent pas, par bénéficiaire, 24,79 EUR (1 000 BEF) par jour et 991,57 EUR (40 000 BEF) par an. Ces montants ont été indexés et sont actuellement de 26,31 EUR par jour et 1052,25 EUR par an.

Cela signifie pratiquement qu’un bénévole peut être remboursé par son club de ses frais jusqu’à concurrence de 24,79 EUR par jour et 991,57 EUR par an, sans devoir fournir aucune pièce justificative. Si par contre, le bénévole perçoit des indemnités supérieures à un de ces deux montants, deux cas de figure sont possibles:

1) soit le club peut produire la double preuve que ces indemnités sont:

a) intégralement destinées à couvrir des frais qui lui sont propres et

b) qu’elles ont effectivement été intégralement consacrées à de tels frais ;

Dans ce cas, ces indemnités seront exonérées d’impôts à titre de remboursement de dépenses propres au club.

2) soit le club ne peut apporter cette double preuve;

Dans ce cas, tous les revenus perçus par le bénévole pour ces activités seront considérés comme rémunérations et donc imposables.
Remarques:

a) Lorsque les indemnités attribuées ne dépassent pas les limites fixées ou bien que la double preuve précitée est apportée, ces indemnités ne doivent pas figurer sur une fiche 281 ni sur un relevé récapitulatif 325 correspondant, vu qu’elles ne sont pas censées tomber dans le champ d’application de l’impôt sur les revenus.

Cependant, dans tous les cas, l'inspecteur du service de taxation dont dépend le club, peut exiger la production annuelle de la liste nominative mentionnant les sommes allouées par le bénéficiaire.



b) La circulaire indique que l’association (= le club) ne peut accorder au maximum qu’une indemnité de 24.79 Euros par jour et 991.57 Euros par an, à chaque bénévole, pour que cette indemnité ne soit pas imposable à charge de ce dernier. Par contre, elle n’indique pas qu'il est interdit au bénévole d’aider plusieurs associations durant une même année et de recevoir de chacune d’elle l’indemnité maximale pour remboursement de frais, ce qui amènerait le bénévole à recueillir ainsi annuellement plus de 991.57 Euros d’indemnités…


En résumé, dans la pratique, deux cas peuvent donc se présenter:

1) Soit le club choisit de rembourser ses bénévoles selon le système dit "de REMBOURSEMENT FORFAITAIRE": il verse alors à ses bénévoles une indemnité qui ne dépasse pas 24.79 Euros (1 000 BEF) par jour et de 991.57 Euros (40 000 BEF) par an.

L’indemnité sera alors présumée correspondre intégralement au remboursement de dépenses propres au club / employeur et elle ne sera alors pas taxable (application de l’article 31, alinéa 2, 1°, in fine, C.I.R. 1992) et tombera hors du champ d’application de l’impôt sur le revenu puisque l’activité de bénévolat n’est alors censée générer aucun revenu professionnel.

En conséquence, le club ne devra établir au nom de ses bénévoles aucune fiche 281 ou 325 prévue par l’article 57 du C.I.R. 1992.


2) Soit le club choisit de rembourser ses bénévoles selon le système dit "des PIECES JUSTIFICATIVES ": il peut alors verser à ses bénévoles une indemnité qui dépasse 24.79 Euros par jour ou 991.57 Euros par an ; aucune limite n’est applicable.

Le club devra prouver que cette somme est intégralement destinée à couvrir des frais qui lui sont propres et qu’elle a effectivement été intégralement consacrée à de tels frais.

Si le club ne peut apporter la double preuve précitée, il devra établir des fiches 281 et 325, et l'intégralité des sommes perçues sera considérée comme de la rémunération et sera taxée dans le chef du bénévole et du club (article 31, alinéa 2, 1°, initio, C.I.R. 1992).

NOTE DE FRAIS

Je soussigné(e) Nom:
Prénom:
déclare avoir reçu l’indemnité
de …………¤/jour, pour ………. jours
soit un total de ……….¤

comme remboursement forfaitaire de frais,
dans le cadre de l’activité


se déroulant du …/…./……. Au …/…./…….

et pour laquelle j’agissais en tant que bénévole.

Date & Signature :


A condition de ne pas dépasser les limites autorisées (24,79 euros/jour et 991,57 euros/an), cette indemnité n’est pas imposable et n’apparaîtra pas sur la fiche 281.10 circulaire Ci RH. 241/509.803 Ministère des Finances; administration des contributions directes.


Réunions de l'Astrac

Les réunions du conseil d’administration sont grandes ouvertes aux membres de l’Astrac. Les prochaines se tiendront les :

04 mars à Sprimont

19-20-21mars CHEZ VOUS (Printemps des Centres Culturels)

22 avril à Gembloux

13 mai à Wépion (Assemblée Générale à La Marlagne)

10 juin dans le Beau Canton de Gaume (à Chiny ou Florenville)


Solidarités

Les restrictions budgétaires de la Communauté ont amené des distorsions dans le financement de la culture. Les reclassements des Centres culturels, par exemple, ne seront pas financés en 2004! Quant à Art et Vie, les petits lieux, les Maisons des Jeunes, et de façon générale les lieux qui ne disposaient pas de quotas risquent d’être purement et simplement privés d’aide. Idem pour les festivals, concerts, et groupes de rock,... Bref, ce n’est pas la joie. L’Astrac attire l’attention de tous sur une nécessaire solidarité des opérateurs culturels. Ce n’est pas en pointant du doigt des heureux bénéficiaires de maigres largesses que la politique culturelle sera envisagée dans sa totalité et dans ses complémentarités. La culture, aujourd’hui, se morcelle, se disperse, se divise. C’est peut-être là l’erreur.En tout cas, les Centres culturels entendent à la fois marquer leur entière solidarité avec les secteurs mis en péril et à la fois bénéficier de l’appui de tous les intervenants culturels pour une reconstruction de circuits d’animation, de création et de diffusion dignes d’un véritable développement culturel.


Faut-il financer la culture?

La question n'est pas de savoir s'il faut ou non financer la culture, mais bien de savoir quelle culture financer.
Dans l'économie de marché, il y a des produits culturels qui génèrent du profit. Pour en arriver là, il a fallu financer les projets aux risques bien calculés. Comme pour les autres produits commerciaux, deux recettes se côtoient :
- ou bien il s'agit de produits de masse et on trouvera la marge bénéficiaire grâce au nombre important de consommateurs,- ou il s'agit de produits de luxe destinés à un public prêt à "acheter" avec la qualité du produit, la valeur symbolique de l'exclusivité.
Le Foyer socioculturel d'Antoing n'entre pas dans cette logique, pas plus d'ailleurs que les autres Centres culturels. C'est d'une toute autre approche de la culture qu'il s'agit : celle où domine la possibilité qu'on offre aux gens de s'exprimer de prendre part à des projets, d'agir sur leur environnement, de donner son avis sur ce que l'on veut faire et consommer, d'acquérir de l'esprit critique. Cette approche n'est pas suffisamment rentable économiquement parlant pour survivre sans l'intervention des pouvoirs publics. Elle est rentable socialement parce qu'elle génère des liens sociaux, de l'épanouissement individuel. Elle permet de développer des compétences, d'acquérir des savoirs, de modifier des attitudes.
C'est un travail de fond, qui nécessite des moyens humains et financiers mais dont finalement l'investissement n'est pas très élevé en regard de l'industrie culturelle. Comme en plus ce travail de fond ne fait pas la une des événements, le monde politique a tendance, lui aussi, à lui préférer les manifestations de prestige.
De notre côté, nous nous efforçons de faire comprendre que le choix
politique est primordial en terme de société et nous espérons qu'il reste suffisamment de relais au sein du monde politique pour défendre la démocratie culturelle.

Vincent Bertholet,
Directeur du Centre culturel d'Antoing et Trésorier de l'Astrac

Tintamarre et Babillage

Le Festival "Tintamarre et Babillage", organisé par des sections régionales de la Ligue des Familles, qui a débuté le 4 février et prend fin le 25 avril 2004, est mis en péril faute de subsides!
La Ligue des Famille s'inquiète des restrictions et des réorientations qui semblent avoir été décidées par le Ministre Daniel Ducarme, dans le cadre des Tournées Art et Vie. tout ce qui est éducation permanente, centres de jeunes, festivals rock semble être évacué de la diffusion culturelle. Où sont donc passés ces budgets?

Philippe Andrianne, Secrétaire général de la Ligue des Familles.



Daniel Ducarme n’aimait pas le Rock’n’roll ?

Lors du traditionnel bilan du Service de la Diffusion aux dernières Entrevues, Roland Van der Hoeven, coordinateur du Service, cachait mal son malaise face à des responsables de Centres culturels non agréés, de centres de jeunes ou de petits lieux à qui il venait d’annoncer par courrier la suppression de toutes les interventions Art & Vie, suite aux décisions du Ministre Ducarme de réduire ou supprimer certains articles budgétaires. Le soir même, après son AG ordinaire, l’ASBL " Court Circuit ", Centre d’information du Rock, conventionné avec la CFWB, rassemblait dans une salle annexe du Grand Théâtre de Namur une septantaine d’acteurs majeurs du milieu des musiques amplifiées afin d’entreprendre des actions contre le transfert annoncé de certains subsides " festivals " vers 2 ou 3 gros événements bien étiquetés, la réduction de 50 à 75% des subsides alloués aux musiques non classiques et notamment la probable mise en veilleuse du fameux " Programme Rock ", projet dit " d’initiative " du Service de la Diffusion lui-même, qui, en quelques années seulement, avec quelques dizaines de milliers d’Euros seulement, avait complètement revitalisé tout un secteur.
Deux jours plus tard, une pétition signée par la plupart des organisateurs, agents, musiciens et labels spécialisés en rock au sens large de notre petite Communauté était balancée sur le net (http://chastel.tuxfilter.org) . A l’heure où j’écris ces quelques lignes (quelques jours avant la réunion de conciliation prévue avec le Cabinet Ducarme le 16/2), elle a déjà récolté plus de 6000 signatures et a ému les principaux quotidiens nationaux (et même les Inrock à Paris !) et le JT de 19h30 de la RTBF (entre autres…).
Ca bouge donc vite et fort du côté du Rock puisque non contents d’un retour à la situation de 2003, les signataires, très déterminés, revendiquent également une dépolitisation de la répartition des subsides (je vote pour ton augmentation et tu votes pour la mienne…) et un refinancement complet de ce secteur manifestement en pleine éclosion. Car c’est un comble, au moment où les aides publiques commencent à produire leurs effets bénéfiques, on voudrait les réduire ou les répartir injustement. Il n’y a jamais eu autant de groupes, de concerts, de festivals, de CD sortis, d’une telle qualité, avec un tel succès chez nous qu’en ce moment ! On est encore loin, pour des raisons principalement structurelles, du niveau de nos voisins, surtout flamands, mais le fossé commence à se combler et nos talents commencent vraiment à s’exporter, pas seulement en France…
Et les Centres culturels dans tout cela ? Même s’ils ne semblent pas directement concernés par les mesures budgétaires du nouveau ministre des Arts de la Scène, même si chacun conserve +/- le même quota Art & Vie, il est évident qu’ils sont, comme souvent, en première ligne : toutes les petites associations qui n’ont plus accès aux interventions Art & Vie, les petits lieux, les centres de jeunes, les mouvements d’Education permanente, etc. vont devoir frapper à nos portes afin de demander de l’aide.
C’est une " chance " pour certains Centres culturels qui vont pouvoir se rapprocher de secteurs plus spécialisés qu’ils ne connaissent pas et coproduire par exemple un concert rock ou une pièce de théâtre action en partageant avec une association de jeunes une petite partie de lur quota. Mais pour la plupart d’entre nous, il sera impossible de répondre
positivement à ces demandes puisque le sacro-saint quota n’est déjà pas suffisant pour nos propres activités…
En conclusion, s’il ne faudrait évidemment pas que le pouvoir subsidiant considère que les Centres culturels peuvent répondre à toutes les carences, une double solidarité s’impose, me semble-t-il, vis-à-vis de ces milieux (rock, jazz, théâtre action, danse…) actuellement discriminés ou en passe de l’être:
Les aider, les accueillir, dans la mesure des moyens de chacun, afin qu’ils puissent continuer à exister. On ne s’imagine pas parfois combien une simple mise à disposition d’une salle ou d’une sono peut aider un petit organisateur !
Lutter contre ces mesures injustes et discriminatoires envers la culture (avec un petit " c ", pour certains), ou plutôt des Cultures, innovantes, authentiques, engagées, jeunes et alternatives bien souvent, qui apportent en tout cas de la diversité, de la nouveauté à côté des arts " traditionnels " de plus en plus formatés. Car si le ministre s’attaque comme cela à des structures peu professionnelles, voire marginales, sous prétexte de privilégier les " pôles d’excellence ", l’année prochaine, ce seront peut-être les petits Centres culturels locaux de 3e ou 4ecatégorie qui seront visés…Et où s’arrêtera-t-on ? A quand les supermarchés de la culture avec des rayons bien rangés ?

Bernard Hemblenne (Responsable de plusieurs ASBL actives dans les musiques amplifiées et animateur-directeur en crédit temps du CC Durbuy)



Monsieur le Ministre,
Il nous revient que vous auriez pris la décision de réduire de 200.000 ¤ le budget affecté au subventionnement des " Tournées Art et Vie " en maintenant les quotas réservés aux Centres culturels ainsi qu’aux quelques grosses institutions d’Education Permanente.
Cette décision aurait pour effet ipso facto d’empêcher les 160 centres de jeunes reconnus par la Communauté française (Maisons de Jeunes, Centres d’Information pour Jeunes, Centres de Rencontres et d’Hébergement) ainsi que les autres associations concernées de bénéficier en 2004 de ces subventions. S’il en est bien ainsi, la Commission Consultative des Centres de Jeunes - instituée par Décret de la Communauté française pour remettre des avis au Ministre de la culture qui a la jeunesse dans ses attributions - s’indigne d’une telle décision prise sans aucune concertation avec les secteurs concernés.
La Commission ne peut admettre que vous priviez les jeunes, et tout particulièrement les jeunes des milieux défavorisés, des possibilités offertes par ces " Tournées Art et Vie ".

Bernard FAUVILLE
Président de la Commission consultative des Maisons et Centres de Jeunes



Quelle sera la forme de notre prochain désespoir ?

Le 3 février, à la première journée d’Entrevues, nous apprenions que leMinistre libéral des Arts et Lettres avait produit un budget où une partiedéterminante des Initiatives mises peu à peu en place par le Service de laDiffusion de la Communauté française (CFB)avait été évacuée, laissant sur le carreau des dizaines de petits lieux, des maisons de jeunes, le théâtre action, des festivals peu dotés, ..

Des représentants de ces lieux de diffusions « non récurrents », selon laformule lessivière en usage, étaient encore sous le choc de la lettre reçuele matin même ou la veille. En effet, celle-ci leur annonçait qu’il nefaudrait plus compter sur le soutien d’Art et Vie pour aider à la diffusiond’artistes qu’ils mettent tant d’ardeur –souvent bénévole - et dedétermination - souvent pluri-décennale - à promouvoir. Que cette aide pèse bien peu dans les budgets de la CFB, chacun le savait et, finissait par s’en accommoder : au moins la reconnaissance d’Art et Vie prouvait-elle que leur travail répondait à une politique culturelle de terrain à défaut d’en percevoir une à un niveau de haute politique.

Les tableaux produits par l’administration faisaient apparaître que cetteaide ne représentait en 2003 que 7% de celle réservée aux Centres Culturels (CC). La surprise est venue de voir combien cette aide, même minime, se répartissait sur un volume de diffusion égal, à lui seul, à plus de 36% de celui de la diffusion organisée par les CC (dont personne ne met en doute l’indispensable soutien qu’ils apportent à la diffusion dans des petits lieux, confirmant encore davantage la place essentielle de ceux-ci dans l’ensemble de la diffusion culturelle). Quelques heures plus tard on apprenait que cette inadmissible éradication de l’aide aux lieux à programmation irrégulière, provenait en fait d’un tour de passe-passe qui avait abusé le Parlement de la CFB lui-même, incapable de déceler dans les changements d’intitulé de postes budgétaires les conséquences des options du Cabinet.

Ce que l’on supprimait ou réduisait à l’occasion de ces changements de poste semblait, n’est-ce pas, de si peu d’importance financière! Que ces aides soient maigres parce qu’elles concernent la diffusion de spectacles de faible coût – de musique rock, de théâtre, de danse... - , qui est le plussouvent la marque obligée de la culture qui émerge, cela n’avait sans doute pas effleuré les décideurs.

Que cela atteigne de plein fouet le tissu qui porte l’essentiel de vieculturelle collective pour une population que ne touche pas la programmation des Centres culturels -et encore moins des pôles et autres grands manèges installés à grand frais-, pour raisons de distances parfois, le plus souvent d’ordre sociologique (on ne change pas l’habitus social comme on bouscule un ministre), tout cela n’avait pas non plus joué dans les options budgétaires. (On n’ose penser : cela avait-il, peut-être, justement joué ????)

Et pourtant en supprimant ces maigres ressources, c’est, -dans le plein sens du terme- par défaut, une véritable politique qui se dessine : celle d’une incapacité à prendre en compte cette partie de la population, peu visible, silencieuse le plus souvent, de plus en plus aux deux extrémités de l’âge, et touchée par les inégalités économiques et la solitude qu’elles entraînent.

Il y a des lieux dans l’Espace Wallonie-Bruxelles qui peuvents’enorgueillir –pauvre orgueil- de figurer au triste palmarès des plus hautstaux de suicide en Europe. Les petits lieux à programmation réduite etirrégulière, les groupes rock, le théâtre-action, les festivals décentrés etthématiques, apportent la réponse culturelle la plus cohérente et conviviale au tissu éclaté des vies et de la société, comme un dernier rempartdémocratique avant la barbarie économique et la violence qu’elle génère.Est-ce vers le suicide mental d’une partie de notre Communauté que certains choix de politique culturelle voudraient nous conduire ? Alors nous ne nous demanderons plus quelle sera la forme de notre prochain désespoir mais celle de notre prochaine révolte.

Paul Biot, mouvement du théâtre-action



Un petit mot de Lionel Larue,
transmis par Bernard Hemblenne.

pour rappel, j'ai dirigé le service "musique classique" au Ministère de 1995 à 2003, j'ai également co-dirigé (avec Patrick Printz) le service des musiques non classiques en 2002 et 2003, en l'absence de Camille Herremans,actuellement, je m'occupe de l'enseignement supérieur artistique.Je connais donc très bien le problème des réductions de budgets en musique et en diffusion, relayés par la presse. Pour rappel, il y a DEUX problèmes :
1) au service musique, le budget total des musiques non classiques
-déjà si restreint- diminue. Au sein de celui-ci, l'Article Budgétaire des contrats-programmes (33.16.33) augmente (pour Spa), de sorte que c'est le budget d'aide à la création qui trinque : l'A.B. 33.18.33 diminue de 104.000 EUR, soit - 20,6 %.Il s'agit du budget de la Commission consultative des musiques non classiques, destiné notamment à l'aide aux groupes d'artistes belges, à la création de spectacles, à la production de disques, etc. Pour rappel, ce budget concerne TOUTES les musiques non classiques (pas seulement le rock, mais aussi le jazz, la chanson, les musiques du monde, dont on ne parle pas bcp dans la presse).
2) au service de la diffusion (Art et Vie), il y a une diminution de tout le budget du service (1.667.000 EUR en 2004 contre 1.816.000 EUR en 2003, soit - 8,2 %). L'A.B. 12.36.12 (295.000 EUR en 2003) devait être remplacée en 2004 par deux nouvelles A.B. :
- l'A.B. 12.39.12 pour les opérations de promotion menées directement par le service, telles qu'Entre Vues ou Boutick rock (il y a 116.000 EUR sur l'A.B. 12.39.12, c'est ok)
- ET l'A.B. 33.36.12 qui devait s'élever à 200.000 EUR selon le premier projet de budget approuvé fin octobre par le GVT (ou 179.000 EUR au minimum, pour rester au même niveau qu'en 2003), mais s'élève à ... ZERO !!
Ceci ne concerne pas seulement le programme rock (dont on parle beaucoup dans la presse), mais aussi toutes les aides du Service Diffusion ("Art et Vie") en musique classique notamment (dont on en parle pas) !
Ici aussi, le budget est à zéro.
En bref, il y a donc bien DEUX problèmes distincts,et chacun de ces deux problèmes touche le rock, mais aussi les autres musiques.
J'insiste aussi sur le fait qu'à part 2 ou 3 grandes institutions qui emploient bcp de personnel en musique classique, tout le reste de ce secteur est dans la même misère que les musiques non classiques. Les festivals, petits groupes et maisons de disques classiques, sont aussi mal subventionnés que leurs collègues du non classique. Il s'agit donc, pour moi, d'un problème de sous-financement global et/ou de répartition entre gros et petits, plutôt que d'un problème entre tel ou tel genre musical.



De la question des quotas à l’évolution des moyens
dans le secteur des musiques non classiques.

Heureux (?) animateur directeur d’un centre culturel régional qui rayonne sur 14 communes affiliées (dont 10 ne disposent pas de centre culturel local), je gère le quota parcimonieusement attribué par le service Art & Vie. Le point positif est que l’on connaît relativement tôt les montants disponibles pour la programmation.Vu la tradition de pauvreté du "Pouvoir" qui nous subventionne et la multiplicité des missions qui nous sont dévolues, ce fameux "quota" est réparti entre les (47) spectacles de "l’abonnement", la programmation "jeune public", les concerts apéritifs, les demandes des associations de la Ville de Huy et les projets des comités culturels que nous mettons en place dans chaque commune affiliée.Jusqu’à ce jour, le travail en partenariat … et la conviction assumée qu’il n’est pas sain que le C.C. soit à la base de toutes activités de développement culturel, nous a conduit à mener des projets avec les autres centres culturels de l’arrondissement, la ligue des familles, le CAL, l’atelier rock etc., ces associations gérant la relation au service Art & Vie.L’hypothèse (soyons optimistes) selon laquelle ce type d’organisateurs n’aurait plus accès "à la manne" induit au moins deux conséquences anodines:Ils se tournent vers le C.C. du coin, vécu comme celui qui tire son épingle du jeu et reste comparativement, relativement riche alors qu’il ne lui est pas possible de répondre à la demande. Le débat ne sera pas triste, tous ces " amis " sont membres de l’assemblée générale, du conseil d’administration, du conseil culturel ou nécessaires au déroulement de nombreux projets auxquels nous travaillons ensemble.Le C.C. devient de fait incontournable, ce qui est philosophiquement malheureux (tout monopole est une ineptie dans le développement culturel) ; Ridicule puisque le C.C. n’a pas les moyens de cette réalité nouvelle.Le secteur des musiques non classiques réellement visé par les restrictions se mobilise. Je pense que les centres culturels se doivent de participer à cet élan, en favorisant les actions qui rassemblent.La culture a besoin d’argent et les 2 ou 3 acteurs qui ont récemment vu leur subvention augmenter n’ont que ce qu’ils méritent. Ne nous trompons pas d’ennemis, le scandale, c’est le manque de moyens dont souffre la majorité des acteurs culturels, pas le fait que quelques-uns tirent leur épingle du jeu.

Jean-Pierre Depaire
Animateur-Directeur du Centre
Culturel de l’arrondissement de Huy



Billet d’humeur d’un animateur-directeur
d’un petit Centre culturel local… Je suis inquiet !

En vingt-cinq ans de "carrière" dans le même Centre culturel, comme les collègues qui ont autant d’années "de service", j’ai vu défiler au-dessus de nos têtes pas mal de Ministres de la Culture, un Arrêté royal, de nombreuses moutures d’un futur Décret, un Décret enfin définitif très vite modifié dès sa publication et…un nouveau projet de Décret ! On s’est habitué à être mis à toutes les sauces, on a revu ses notions de comptabilité, on a suivi des formations de marketing culturel, parfois on a étudié des Décrets de la Région wallonne sur les emplois des programmes de résorption du chômage… Enfin bref, on a essayé de faire le maximum pour développer nos institutions avec le concours d’administrateurs bénévoles et de partenaires associatifs locaux.Jamais, autant qu’aujourd’hui, je n’ai éprouvé autant de craintes quant à la survie de nos institutions… les plus petites surtout !Les projets d’Agence régionale de développement culturel laissaient augurer des perspectives d’actions coordonnées au niveau régional… actions dans lesquelles chacun pourrait trouver sa place. Trois projets pilotes ont été mis sur pieds. Très vite d’autres régions ont sollicité l’autorisation de lancer un projet.Et que voit-on poindre à l’horizon… Des projets d’Agence qui deviennent surtout des extensions du Centre culturel régional, pour étendre ses activités.Si le développement des actions des Centres culturels régionaux est une bonne chose en soit, pour peu qu’un vrai travail régional soit accompli à côté de celui de "gros Centre culturel local d’une ville", que penser lorsqu’un projet d’Agence de développement culturel régional au départ d’un Centre culturel régional, porte le titre de "Projet pour une communauté urbaine" ?Ne doit-on pas y voir, à terme, le développement d’une méga-structure couvrant plusieurs communes autour d’une ville et axant ses projets sur l’événementiel, absorbant les plus petites structures pour des raisons budgétaires, délaissant le travail de terrain, le travail de proximité, développés par les plus petits Centres culturels locaux ?

J’espère que non… Mais je suis inquiet quand même !

Etienne Pévenasse
Animateur-Directeur du Centre culturel de Gerpinnes.