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Astrac en vrac n°33

SOMMAIRE N°33

THERESE
MOT DU PRESIDENT
EN VRAC
PRINTEMPS 2005
EVALUATION:
PRINTEMPS 2004
COTISATIONS 2004
PETITES ZANNONCES
LE BUDGET DE LA CULTURE DOIT ÊTRE DOUBLÉ
JOURNÉE ASTRAC
DÉBAT CULTUREL
ARTICLES DE PRESSE


Réseau des Centres Culturels
de la communauté wallonie-bruxelles



UNE FÊTE
POUR THÉRÈSE MANGOT


Chers Collègues animateur/trice/s-directeur/trice/s, animateur/trice/s, et intervenant/e/s professionnel/le/s des Centres culturels,

C’est en mai 68, date toute significative, que Thérèse Mangot a commencé à oeuvrer pour la création des Centres culturels dans ce qui est devenu aujourd’hui la CommunautéWallonie-Bruxelles. Son action à la tête du service l’a ensuite conduite à nous côtoyer, à nous questionner, à nous soutenir, inlassablement. Aujourd’hui, celle que d’aucuns appellent avec un clin d’oeil la “maman des centres culturels” arrête ses activités professionnelles. Pour nous tous, le départ de Thérèse sera un grand choc... que nous essayerons d’exorciser par une fête cordiale coorganisée par l’Administration, le Cabinet, l’ACC et l’Astrac.

Vous recevez tout bientôt l’invation officielle à fêter Thérèse pour la remercier de la générosité qu’elle a toujours mise dans son travail.
Nous nous retrouverons donc le vendredi 4 juin de 11h00 à 15h00 à La Marlagne, Centre Marcel Hicter, Wépion.

Pour la bonne organisation de la réception et du buffet, notez bien les points suivants :
1) Que nous offrirons à Thérèse un bien bel ordinateur et tous ses accesoires. Vous pouvez verser votre contribution au compte 068-2134568-13 de l’ACC, avec la mention “Thérèse”.
2) Il est indispensable d’avertir de votre participation avant le 21 mai par fax au 02/672 15 33 !
(un talon d’inscription vous parviendra par courrier séparé).
3) Des courriers et des courriels vont circuler. Soyez-y attentifs.

Un petit comité de coordination se réunit pour mener à bien cette journée. Martine Lahaye, Claudine Vermeiren, Yanic Samzun, Pol Mareschal, Patrick Besure et Paul Guisen le composent. Les deux vice-présidents Astrac Etienne Pévenasse et Mirko Popovitch sont également étroitement associés. Sachez enfin qu’une synergie entre le Service de l’Inspection et l’Astrac devrait nous permettre de nous exprimer tous en choeur.


LE MOT DU PRÉSIDENT

Le 13 juin prochain est consacré au renouvellement des mandats des personnes qui vont diriger nos régions et notre communauté. Chaque mandataire sortant a œuvré du mieux qu’il le pouvait pour faire progresser la société dans le sens qu’il pense le plus juste. Chaque candidat avance dès à présent des pistes pour changer, renouveler, amender, confirmer ou bouleverser les options antérieures. Comme chacun de nous ne peut pas prétendre détenir le pouvoir, ce sont les élections qui décideront des personnes qui seront demain dans les assemblées. Parmi elles, il en est qui savent que la Culture est un fondement de démocratie. Dans nos territoires, nous pouvons les identifier, les solliciter, les mettre sur le grill, les soumettre (gentiment) à la question, les interpeller. Qui veut défendre la Culture? Qui va mettre son poids politique dans la balance pour annoncer les changement radicaux indispensables pour un vrai financement de la Culture... et des salaires des travailleurs du secteur? Et les Centres culturels, que sont-ils prêts à risquer pour la Culture? Sont-ils vraiment les outils au service des expressions culturelles citoyennes? Sont-ils prêts à se mouiller pour défendre toutes les initiatives culturelles non commerciales, par-delà les simples revendications pour leur propre subsistance, ou leur propre satisfaction pour des aides déjà acquises? L’Astrac vous invite. A voter le 13 juin. A participer le 13 mai à la journée Astrac à Wépion. A préparer le Printemps des Centres culturels 2005. A participer à l’action “la culture, plutôt deux fois qu’une” et à décaler toutes vos activités d’une minute durant la prochaine saison. Réactions, propositions, initiatives, rage, désespoir, enthousiasmes, ... le 13 mai, le 13 juin,...
Patrick Besure.


DITES 33


Dès ses premières années, l’Astrac a publié des Astrac en Vrac. Deux, trois, quatre fois par an, le rythme irrégulier ne lui a jamais permis d’être vraiment périodique. Mais après 33 tours de piste, voilà que l’Astrac gagne l’estime de tous. A coup de printemps? Et le petit journal qu’on reconnaît aujourd’hui à sa couverture translucide aux couleurs vives se hisse aujourd’hui au numéro 33. Comment se porte le malade?


PRINTEMPS DES CENTRES CULTURELS 2005

Il est encore trop tôt pour annoncer quelles seront les spécificités du printemps 2005. Les dates, par contre, sont déjà arrêtées. C’est le week-end précédant celui de Pâques qui a été retenu. Le Printemps 2005 est fixé aux 18, 19 et 20 mars. Pour sa quatrième édition, des habitudes commencent à s’installer. Dans votre programmation, une action originale sera la bienvenue. Le Printemps 2005 annoncera TOUTES vos activités organisées le vendredi 18, le samedi 19 et le dimanche 20 mars. Spectacles, ateliers, expositions, animations, fêtes, réunions, cocktails, projections,.... Le Conseil d’Administration de l’Astrac a décidé que la plaquette 2005 devra être dans les centres culturels dès la fin février. Pour que cela soit possible, les informations émanant des Centres culturels devront impérativement être bouclées (transmises, accompagnées des textes et des illustrations) fin janvier! Soyez donc attentifs à votre programme dès à présent.


PRINTEMPS DES CENTRES
CULTURELS 2004


LLes Centres culturels font parler d’eux. La plaquette du Printemps fait mouche. Dans les lieux où elle a été utilisée comme outil de communication pour mettre en évidence la diversité des actions entreprises à travers la Communauté Wallonie-Bruxelles, la campagne Printemps des Centres culturels 2004 a rencontré un important intérêt. Les réponses déjà reçues au questionnaire transmis par courriel sont globalement encourageantes. Le nombre de réponses en hausse vertigineuse par rapport à 2002 et 2003 est, lui aussi, significatif. Pour les Centres qui n’ont (ou dont nous n’avons)pas de courriel (eh si, il en existe), et pour tous ceux qui restent nostalgiques du bon vieux support papier, le questionnaire est reproduit dans ce numéro. Découpez-le, dupliquez-le, faxez-le nous, ou confiez vos émois à la poste (fax: 061/ 31 11 37, adresse courriel: fccf@skynet.be ou adresse courrier: rue de la Rosière, 4 - 6820 Florenville)

Evaluation Printemps 2004

Pour les "pressés", les "expéditifs", les moins "motivés" ou les "débordés, cochez pour chaque aspect, un des points entre 1 et 5 selon votre degré de satisfaction (5 étant le plus satisfaisant)

L'action,

l'initiative de réaliser un Printemps des Centres culturels
1 2 3 4 5
le fait de publier un programme commun des activités
1 2 3 4 5
le fait d'utiliser le site internet comme "portail" et comme vecteur
d'information
1 2 3 4 5
le fait de proposer un visuel commun : carte et affiche
1 2 3 4 5
Les enjeux : la cohérence d'un réseau de Centres culturels,

intérêt du public
1 2 3 4 5
relations avec les décideurs
1 2 3 4 5
échos dans la presse locale
1 2 3 4 5
visibilité des centres culturels dans leur ensemble
1 2 3 4 5
visibilité de votre centre culturel
1 2 3 4 5
échanges avec les autres centres culturels
1 2 3 4 5

La mise en valeur de la diversité des actions menées par
les Centres culturels,

diversité des actions
1 2 3 4 5
valorisation auprès des décideurs
1 2 3 4 5
valorisation de la diversité par la presse
1 2 3 4 5
appréciation de la diversité par le public
1 2 3 4 5

La communication,

image graphique de l'événement
1 2 3 4 5
nombre d'affiches reçues
1 2 3 4 5
nombre de cartes reçues
1 2 3 4 5
présentation du programme
1 2 3 4 5
lisibilité du programme
1 2 3 4 5
nombre de programmes reçus
1 2 3 4 5
présentation du site
1 2 3 4 5
contenu du site
1 2 3 4 5
lien sur le site
1 2 3 4 5
communiqué de presse suggéré
1 2 3 4 5
encart dans les "toutes-boîtes" de la chaîne le "passe-partout
1 2 3 4 5
accroche en première page du "passe-partout"
1 2 3 4 5
visuel à l'intérieur du "passe-partout"
1 2 3 4 5
rédactionnel du "passe-partout"
1 2 3 4 5
couverture du Mosquito
1 2 3 4 5

Echéances

votre ponctualité dans la remise des informations
1 2 3 4 5
date d'arrivée des affiches
1 2 3 4 5
date d'arrivée des cartes
1 2 3 4 5
date d'arrivée chez vous des programmes destinés aux décideurs
1 2 3 4 5
envoi par vous de vos 175 programmes
1 2 3 4 5
Relations

les contacts avec le CA de l'Astrac
1 2 3 4 5
les relations établies par courriel
1 2 3 4 5
la bonne compréhension de vos informations par notre administration
1 2 3 4 5
la bonne circulation des informations entre l'Astrac et vous
1 2 3 4 5

Précisions, détails, et suggestions,…:
Concernant les aspects techniques :
Concernant les enjeux et retombées
Concernant la philosophie du printemps (pourquoi, pour quoi, pour qui)
Perspectives pour 2005, suggestions particulières :
Autres réflexions :


COTISATIONS 2004

Les Centres culturels suivants ont d’ores et déjà payé leur cotisation d’adhérent au réseau ASTRAC pour l’année 2004. Le nom de votre association ne figure pas dans cette liste? Vous savez ce qu’il vous reste à faire. Merci de votre solidarité.

Soumagne, Amay, Sivry-Rance, Momignies, Doissche, Philippeville, Haute-Meuse, Gembloux, Seraing, Florennes, Jodoigne, Welkenraedt, Brabant Wallon, Waterloo, Tournai, Mouscron, Centre, Flémalle, Dinant, Braine l’Alleud, Beau Canton de Gaume, Arlon, Jacques Franck Saint-Gilles, Andenne, Ans, Durbuy, Péruwelz, Wanze, Famenne-Ardenne, Marchin, Bertrix, Ittre, Etterbeek, Gerpinnes, Dison, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Huy, Tubize, Chapelle-lez-Herlaimont, Sudhaina-Baileux, Rebecq, Rossignol-Tintigny, Rixensart, Saint-Georges, Entité Engissoise, Bastogne, Braine-le-Comte, Chênée, Couvin, La Vénerie Watermael-Boitsfort, Stavelot, Action Sud Viroinval, Comines, Beauraing, Courcelles, Antoing, Braives, La Bourlette Anderlues, Manage, Quaregnon, Saint-Ghislain, Thuin, le Fourquet, Woluwé-Saint-Lambert, Les Roches Rochefort, Spa, Colfontaine, Frameries, La Villa Ganshoren, Habay, Waremme, Angleur, Fleurus, Leuze-en-Hainaut, Le Sablon Morlanwez, Aiseau-Presles, Beloeil, Schaerbeek, Marchin, Aubange, Sprimont, L’Ecrin Eghezee, Dison, Boussu (86)


PETITES ZANNONCES

Recherche écran
Nous devons remplacer notre écran de cinéma qui devient doucement vétuste. Pouvez-vous nous dire si vous avez une expérience dans ce domaine et si vous connaissez une firme professionnelle digne de confiance? Toute les infos à ce sujet sont les bienvenues. Merci d'avance
Jean-François Bemelmans
Animateur-Directeur du Centre culturel de Braine-le-Comte
067/ 55 69 10
c.culturels.brainelecomte@swing.be

Vous pouvez envoyer vos annonces, par la poste: rue de la Rosière,4 - 6820 Florenville, par courriel: fccf@skynet.be ou par fax: 061/ 31 11 37; Elles peuvent ensuite être consultées sur notre site www.centresculturels.be


LA CULTURE? PLÛTOT DEUX FOIS QU’UNE!

Personne ne s’étonne plus que la culture soit
le parent pauvre des initiatives publiques. La Communauté Française Wallonie-Bruxelles qui pilote les politiques culturelles souffre depuis des décennies d’un sous-financement chronique. Tout le monde y serait donc logé à la même enseigne? Pourtant, les proportions budgétaires sont loin de confirmer cette analyse sommaire. Et aujourd’hui, tous les petits secteurs qui contribuent à structurer le tissu socioculturel dans nos contrées finissent par étouffer. Pour couronner le tout, ces secteurs s’imaginent parfois que leur mise en péril vient d’une redistribution inéquitable des moyens au sein même du budget dévolu à la culture. C’est faux. C’est ce budget lui-même qui est catastrophiquement insuffisant.

Quelle part des dépenses de la Communauté est, pensez-vous, consacrée à la Culture?Cette pauvreté de moyens provoque un glissement vers le visible, le clinquant, l’événementiel. Ça suffit! La Culture, dans un monde citoyen, c’est le ferment du développement. L’ouverture à l’intelligence plutôt qu’aux poncifs.


Le souffle créatif plutôt que la consommation béate.L’intérêt de tous plutôt que l’égoïsme primaire.Le droit à l’émancipation individuelle plutôt que l’uniformisation aveugle.

La vie au jour le jour, à construire, ensemble, à l’écoute les uns des autres.

Dans le paquet “culture”, la jeunesse, l’éducation permanente, les arts et les lettres, la littérature, les arts de la scène, les musiques classiques, non classiques, rock, hip-hop, rap, la danse contemporaine, les arts de la rue, le conte, les festivals, les initiatives locales, les cultures émergentes, les maisons des jeunes, les organisations de jeunesse, les bibliothèques, les arts différenciés, les artistes en résidence, le théâtre, les théâtres, les artistes, les autistes, les acteurs, les comédiens, les musiciens, les bateleurs, les rimailleurs, les ramageurs, les ravageurs, les poètes, les architectes, les ccmcj, les cjef, les cccc, les astrac, les coj, les acc, les accs, les citoyens responsables autonomes et critiques crac, les directions générales, les cabinets successifs des différents ministres de la culture, les contrats de pays, les agences culturelles, les centres culturels,... contribuent à leur façon à construire la société des humains de demain.


Du créateur génial au modeste artisan, du producteur au spectateur, de l’organisateur à l’acteur de terrain, de l’inspectrice à la rédactrice, de la bourgmestre à l’électrice.

Et avec les opérateurs majeurs du terrain local, les mouvement d’éducation permanente, les organisations, les centres et maisons de jeunes, les centres culturels qui démultiplient avec des moyens dérisoires les initiatives artistiques, créatives ou socioculturelles lancées en amont, il convient aujourd’hui de poser des choix radicaux qui se démarquent clairement de la marchandisation, de la commercialisation et de la mercantilisation de la culture.

Ceci implique non seulement l’exception culturelle à l’Accord Général sur les Commerces et Services, mais aussi l’intensification, la réactivation des politiques de démocratie culturelle menées sans



véritables moyens depuis 30 ans. Nous invitons tous les artisans de la Culture à marquer le coup.

Nous exigeons que soit DOUBLÉ le budget de la Culture.


Parce que ces financements sont ceux qui sont dès à présent indispensables à une véritable politique. Parce que chaque opérateur de base est catalyseur d’épanouissement social. Parce que les rivalités entre bénéficiaires de miettes de subsides les distraient de leurs finalités. Parce que la division ferait le jeu de ceux qui ont à aujourd’hui à décider. Parce qu’un financement équitable de la culture servira non seulement à revaloriser des salaires déplorables dont le minimum est aujourd’hui fixé à 75% des autres secteurs du non-marchand, mais aussi à rendre du contenu et de la force à la diffusion, à la littérature, à la musique, au théâtre, à l’éducation permanente, à la créativité, à l’expression, aux associations, aux maisons des


jeunes, aux centres culturels... et à l’administration qui, elle aussi, manque souvent des plus élémentaires outils et de moyens humains.

Quel que soit votre secteur spécifique, en plus de vos revendications sectorielles, utilisez dès à présent


notre logo, notre visuel, notre slogan. A votre guise, à votre manière, en force.

Au cœur de cette action, le secteur des Centres culturels agréés peut être un ferment local, comme il l’est pour la dynamisation culturelle. Les Centres culturels sont des leviers de citoyenneté. Leur action est reconnue comme démultiplicatrice. Ils seront les premiers à montrer leur détermination, pour la défense d’enjeux qui dépassent leurs intérêts propres.

Appel à tous les secteurs. Dès le mois de septembre, enclenchez dans vos associations et pour vos activités une opération “visibilité” pour soutenir la campagne destinée à doubler les budgets: ANNONCEZ TOUTES VOS ACTIVITÉS à des horaires décalés d’UNE MINUTE !!!

Dès septembre, la presse sera envahie pour les spectacles, réunions, et vernissages d’horaires aussi bizarres que: 19h31, 20h01, 20h16, 20h31,...
Ce sera le signe VISIBLE de l’action “La Culture plutôt deux fois qu’une”.

Cette action ne coûte rien.Elle attire l’attention des publics, des médias et des décideurs sur la situation d’extrême précarité de la Culture.

Votre association, votre Centre culturel peut dès à présent relayer cette campagne. Pour vos programmes 2004-2005, décalez tous vos horaires d’une minute… et utilisez le visuel décliné dans ce journal, accessible également sur le site de l’Astrac: www.centresculturels.be


UNE JOURNÉE EN RÉSEAU ASTRAC

RENDEZ-VOUS le jeudi 13 mai de 9h45 à 16h00
à WEPION - LA MARLAGNE (Centre Marcel Hicter)

9h45 INSCRIPTIONS
Vérification des cotisations (5e), payement de la journée (5e), total 10e.

10h00 précises LES ASPECTS FORMELS
Astrac asbl, cela signifie que les membres de l’association demandent des comptes et des comptes-rendus. Comme ça fait un peu vjort tout le monde, on essaye de limiter le temps de l’AG à une heure. Cependant, ce n’est pas qu’une formalité et l’expression de tous les points de vue reste essentielle.Un bref compte-rendu de l’année écoulée, les comptes et budgets, puis un échange de vues sur les orientations que le CA devra imprimer pour les mois à venir, constituent le menu de cette réunion.Les statuts prévoient un CA de maximum 15 administrateurs. Il en comprend aujourd’hui 12. Les actions fondamentales qui sont prévues pour le mois à venir demandent du renfort. Il manque des membres issus de Centres Régionaux! Un effort, le CA se réunit à peine une fois par mois, en journée.

Les membres de l’asbl Astrac sont uniquement des personnes à titre individuel. Elles doivent travailler au sein d’un Centre culturel agréé ou ayant demandé à être reconnu. La cotisation annuelle est de 5e. Pour voter à l’AG, il faut s’être acquitté de sa cotisation 2004, ce qui est encore possible sur place.

Assemblée Générale statutaire
Ordre du jour

Nous y aborderons :
- Admissions et démissions éventuelles
- Rapport des activités de 2003, situation de l’association
- Comptes 2003
- Budget 2004
- Rapport des vérificateurs aux comptes
- Approbation des comptes et budget et décharge
aux administrateurs
- Perspectives 2004
- Élection de maximum 3 administrateurs
(en remplacement de 2 administrateurs
sortants et pour pourvoir au 15ème poste vacant)


11h00 UN REGARD EXTÉRIEUR
Nous comptons sur la présence d’un invité qui viendra nous donner un regard "extérieur" sur les besoins culturels. Pour enclencher notre campagne "la culture, plutôt deux fois qu’une". Ce temps nourrira notre réflexion pour des actions à relayer dans chacun de nos Centres culturels.


12h00 L’APEROBERGE ESPAGNOLE
Une bonne habitude s’est installée depuis quelques années. Chacun des participants à la journée offre un produit régional. Le tout mis ensemble devient un apéritif diversifié et convivial. Une boisson typique, un saucisson goûteux, n’oubliez pas d’apporter votre petite contribution en nature.

12h30 REPAS
Banquet annuel de la Confrérie des Astraciens Réunis

13h30 JEAN-PIERRE NOSSENT
Invité pour une intervention inhabituelle

14h00 POL MARESCHAL
C’est lui qui a été appelé à assumer la lourde responsabilité de succéder à Thérèse Mangot à la tête du secteur des Centres culturels à l’administration. Il nous fait l’amitié d’une rencontre. Pour quelques échanges de vues.
Pour faire connaissance.

14h45 REMUE-MÉNINGES
A l’occasion de la journée Astrac du 13 mai, une demi-heure sera consacrée à l’expression de ce que chacun attend de la Culture, entend par Culture, ... Le point de vue des professionnels des Centres culturels doit être éclairant sur le sens que prend la Culture dans un monde qui tend à la marginaliser, à la sous-financer, à l’instrumentaliser, à la commercialiser à l’événement...ialiser, à la mettre en grilles et en contrats-programmes.
Venez à la journée Astrac avec une courte réflexion commençant par:

La Culture, d’ici 10 ans, devrait .......................

15h15 ASSEMBLEE PLENIERE DE CONCLUSION
La journée se termine à 16h00. Un temps de mise en
commun est programmé vers 15h15 (selon l’avancement
des travaux). Peut-être pourrons y faire un peu la fête ?


POUR OUVRIR UN DEBAT DEMOCRATIQUE SUR LES ENJEUX CULTURELS
LETTRE OUVERTE AUX MINISTRES ET PRESIDENTS DE PARTIS DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE

Nous éprouvons, en cette fin de législature, une grande frustration due au manque de vision à long terme quant à la politique culturelle en Communauté Française et aux faibles moyens qui lui sont consacrés. Ces moyens, trop souvent dispersés, sont à l’image de l’éparpillement des compétences qui s’est traduit par la mise en place de deux Ministères différents chargés des arts et de la culture. En l’espace de quatre ans, se sont succédés pas moins de deux Ministres de la Culture et de quatre Ministres des Arts et Lettres. Chacun reconnaîtra qu’il était impossible, dans ces conditions, de construire une politique culturelle cohérente. Il nous semble que le moment est venu pour que soit organisé un large débat démocratique sur la place à accorder aux arts et à la culture dans notre société. Ce débat devrait être mené par le monde politique en étroite association avec les acteurs culturels, associatifs et éducatifs, ainsi qu’avec les médias et le monde socio-économique. Il devrait porter sur les enjeux et les objectifs d’une politique culturelle à long terme, sur l’éducation et la formation artistique, sur la participation démocratique à la vie culturelle. A l’heure où progressent l’extrême droite et les idées populistes, n’oublions pas que toutes les grandes questions de notre temps, à commencer par l’intégration sociale ou la lutte contre la pauvreté et la violence, comportent une forte dimension culturelle. Il ne peut y avoir de réponse à ces questions sans l’apport de la culture. Un exemple positif: l’art à l’école. Nous sommes heureux de constater que ce thème, absent du débat il y a une dizaine d’années encore, soit aujourd’hui envisagé; les Ministres qui ont en charge l’éducation et la culture se sont exprimés de façon positive à cet égard et ont entrepris des actions. De fait, après avoir pratiquement supprimé les arts de ses programmes, l’Ecole est à nouveau le lieu d’expériences artistiques prometteuses. C’est là un enjeu capital et véritablement démocratique: à terme, chaque enfant, chaque jeune adulte devrait avoir accès aux informations culturelles et prendre part à des activités artistiques diversifiées. Toutes les études le prouvent: l’art joue un rôle positif dans la scolarité et le développement des enfants. Il convient dès lors de mettre en place un plan d’action à long terme déterminant les objectifs artistiques et éducatifs, en lui accordant les moyens financiers et humains pour le concrétiser. D’autre part, les médias soutenus par la Communauté Française se doivent de prendre une part active à la politique culturelle de la Communauté tant en matière de création que de diffusion. Dans un monde dominé par le modèle de la "consommation", nous attendons notamment des radios et télévisions de service public qu’elles respectent aussi leur statut d’opérateur culturel. A cet égard, nous éprouvons les plus grandes craintes quant à l’évolution en cours, dictée par l’audimat. La Communauté Française est, non seulement, riche de ses artistes et créateurs mais aussi de ses institutions culturelles, qui font preuve d’un dynamisme remarquable malgré les moyens financiers souvent limités, parfois dérisoires, qui leur sont accordés. Nombre de nos artistes bénéficient d’une image internationale forte. Pour beaucoup d’entre eux cependant, et notamment pour les jeunes, les conditions d’existence, de travail et de reconnaissance sont tout simplement inacceptables. Leur statut doit être absolument amélioré. Convaincus que le potentiel de la Communauté Française peut être considérablement valorisé et développé, nous vous demandons de vous engager: -à promouvoir un large débat démocratique sur la place des arts, de la culture et des artistes en Communauté Française qui permettrait de mettre en place les grands axes de la politique culturelle des prochaines années. -à augmenter de manière significative le budget alloué à la culture. -à soutenir la désignation d’un seul Ministre de la Culture et d’un seul Ministre de l’Enseignement et à les encourager à travailler ensemble sur un certain nombre de points. - à garantir la continuité du travail politique par la stabilité des responsables et de leurs équipes tout au long de la prochaine législature. Nous pensons qu’au-delà des clivages politiques et idéologiques, un large consensus sur ces options fondamentales devrait pouvoir se dégager car les intérêts du monde culturel rejoignent ceux du plus grand nombre dans notre Communauté. …/…
Culture et Démocratie
Georges Vercheval, Bernard Foccroulle,
Laurent Busine


ARTICLES DE PRESSE

Plusieurs articles publiés dans “Le Soir” ,mi avril ont donné en quelque sorte la réponse des ministres à l’appel lancé par “Culture et Démocratie”.


On y lit l’intérêt de chacun pour la culture, véritable enjeu de société. Ouf! On y lit aussi les arguments des trois Ediles pour faire valoir leur action durant la législature bientôt terminée. Libéraux comme socialistes sont d’accord de concentrer les différentes compétences sous la tutelle d’un seul ministre qu’ils attribueraient volontier à leur parti réciproque, c’est de bonne guerre. Voici, pour vous faire une opinion, les articles signés, d’une part Jean-Marie Winants et d’autre part, Pierre Bouillon et Xavier Flament



Le 5 mai, Culture et Démocratie a provoqué la rencontre avec les présidents de partis démocratiques,c’est entr’autre de cette rencontre que nous aimerions qu’un de leur représentant nous parle lors de notre journée du 13 mai (intervention programmée vers 11h00) .
La culture en campagne
UN ARTICLE DE JEAN-MARIE WYNANTS
LE SOIR EDITION DU SAMEDI 17 AVRIL 2004

Le 25 mars dernier, face à la situation préoccupante du secteur de la culture en Communauté française, Bernard Foccroulle (directeur du théâtre royal de la Monnaie), Laurent Busine (directeur du MAC's, le Musée d'art contemporain du Grand-Hornu) et Georges Vercheval (ex-directeur du Musée de la photographie à Charleroi et actuel président de l'association Culture et Démocratie) publiaient dans " Le Soir " un appel aux différents partis politiques, leur demandant de se prononcer clairement sur le refinancement de la culture, le regroupement des compétences dans un seul ministère, les liens renforcés entre culture et école, etc. Depuis quelques jours, les derniers gros dossiers ayant été bouclés avant les élections, divers ministres ou responsables politiques s'expriment sur plusieurs de ces questions. Vendredi, dans nos colonnes, Olivier Chastel, ministre MR des Arts, des Lettres et de l'Audiovisuel, affirmait l'importance du secteur culturel et soulignait l'importance de rassembler les compétences en un seul ministère... pourquoi pas libéral. Aujourd'hui, dans une carte blanche au " Soir ", son collègue Christian Dupont, ministre PS de la Culture, revendique lui aussi le regroupement en un seul ministère... pourquoi pas socialiste. Par ailleurs, il souligne l'importance de la culture pour la démocratie et lance diverses pistes intéressantes dans le domaine des liens entre l'école et la culture. Il appelle aussi de ses vœux des états généraux de la culture après les élections. Un appel qui rejoint celui du président du PS, Elio Di Rupo, dans " La Libre Belgique " de vendredi. Demandant également un travail objectif sur les flux d'argent et la publication en permanence et en transparence des subventions, il annonçait avoir demandé et obtenu du ministre PS du Budget, Michel Daerden, qu'un million d'euros annuels de plus soit accordé à la commission de sélection du film. Dans les couloirs de la Communauté française, certains relativisent cette annonce, expliquant qu'il s'agit en fait d'une avance sur trésorerie pour 2004, décidée avec l'aval du gouvernement et signée mercredi par Michel Daerden et Olivier Chastel. Enfin, s'il clame son intérêt pour certaines musiques non classiques sous-financées à son goût, Elio Di Rupo ne verse aucune larme sur l'Opéra royal de Wallonie, fort mécontent de ne pas recevoir l'argent promis (sans que cela ait été approuvé par le gouvernement) par certains ministres MR précédents. Di Rupo se contente d'un laconique : il doit travailler avec les moyens qu'on lui accorde. Un avis qui rejoint pleinement celui d'Hervé Hasquin, le ministre-président de la Communauté française, qui tire ci-dessous un bilan de l'action culturelle de son gouvernement.



Nos sociétés ont un urgent besoin de réenchantement
LE SOIR EDITION DU SAMEDI 17 AVRIL 2004

Christian Dupont Ministre PS de la Culture et de la Fonction publique de la Communauté française L'appel lancé dans ses colonnes par les animateurs de " Culture et Démocratie " pose clairement les questions qui traversent aujourd'hui l'ensemble des opérateurs culturels. Avec cette carte blanche, je souhaite donner mon point de vue sur la place de la Culture dans la construction d'une société plus démocratique, plus juste, et affirmer quelques engagements pour la prochaine législature. Je partage pleinement l'idée que la politique culturelle doit faire l'objet d'un grand débat démocratique et déboucher sur un plan de développement à moyen et long termes. Plan qui doit être élaboré en étroite concertation avec les milieux culturel, artistique et éducatif. En effet, j'ai la conviction que, dans une société largement dominée par les lois du Marché et profondément inégalitaire, la Culture remplit une fonction essentielle d'émancipation des groupes et des individus. La Culture est aussi une des armes les plus efficaces pour lutter contre les discours simplistes et les dérives populistes car elle permet à chaque individu de mieux comprendre et de mieux se situer dans le monde. La Culture produit et reconnaît l'altérité comme une richesse et comme facteur de développement. Elle s'inscrit donc en faux par rapport à toutes les formes de conformisme, d'exclusion et d'intolérance. On a longtemps considéré que le développement durable s'appuyait sur un triptyque constitué de l'Economique, du Social et de l'Environnemental. Ce triptyque est bancal car il lui manque un quatrième pilier constitué de l'Educatif et du Culturel. La Culture, c'est le lien entre la Tradition et la Modernité, c'est ce qui nous permet de nous situer dans l'univers et d'inventer notre avenir. Comme le dit, le sociologue Jean Fleury dans un excellent ouvrage consacré à la culture : " L'activité culturelle est profondément inscrite dans l'ordre symbolique dans la mesure où elle est fortement liée à la capacité d'interpréter le monde. L'activité symbolique permet de transformer des gestes ou des objets en significations, et installe la possibilité du langage, permettant une appropriation par l'homme du monde qui l'entoure ". Nous devons retrouver le chemin de la Culture comme processus d'émancipation individuelle et collective. Nos sociétés, minées par l'incertitude, ont un urgent besoin de réenchantement. Qui mieux que l'action culturelle peut créer de l'imaginaire, de la reliance, de l'identité, du sens ? Messieurs Busine, Foccroule et Vercheval ont pertinemment mis au centre de leurs propos la question de l'Art à l'école. Nous avons largement contribué à mettre cette question à l'agenda politique puisque c'est à notre initiative qu'un décret " Culture/Ecole " est aujourd'hui sur la table du Parlement de la Communauté française. Ce décret ne vise pas à situer la Culture à l'école comme une pièce rapportée où l'on pratique deux heures par semaine de la musique ou du théâtre. Il faut opérer un double mouvement qui doit d'une part rapprocher l'école de la culture et d'autre part, intégrer les démarches culturelles dans l'école. Il nous faut inventer une véritable pédagogie de la culture à l'école. J'ai la conviction que la Culture doit être au cœur du processus pédagogique et traverser l'ensemble des cours. Il faut ouvrir l'école aux artistes et aux animateurs, amener les élèves dans des espaces culturels pour découvrir un maximum de productions et d'œuvres, pratiquer différentes disciplines artistiques dans et hors de l'école. Enfin, la question de la Culture et de l'Art doit aussi s'inscrire dans la formation initiale et continuée des enseignants. Pour cet enjeu qui consiste à permettre à chaque enfant d'avoir accès à la Culture et de pouvoir pratiquer des activités artistiques diversifiées, il faut bien évidemment des moyens humains et matériels. L'extraordinaire vitalité de nos artistes et leur reconnaissance par le public, tant en Communauté française Wallonie-Bruxelles qu'à l'étranger, suppose aussi que l'on améliore le budget de la Culture au cours des prochaines années. Sous cette législature déjà, le budget global de la Culture a augmenté de manière significative. Les Socialistes, en accord avec les autres partis démocratiques francophones, ont obtenu le refinancement de la Communauté française. C'est nous qui avons exigé que ce refinancement soit réparti équitablement entre les différentes compétences de la Communauté française. Dans le cadre de nos compétences, nous avons réservé plusieurs millions d'euros pour le soutien à la vie associative et à l'éducation permanente, pour le développement d'Article 27, pour l'art à l'école, pour la rénovation et l'équipement des infrastructures culturelles... Mais au-delà de ces avancées, je garde la ferme conviction qu'il faut augmenter ce budget et surtout se doter d'un plan pluriannuel de développement culturel. Cela passe-t-il par la désignation d'un seul ministre de la Culture ? Cette législature aura, effectivement, connu une succession de ministres et un éparpillement des compétences qui ont, incontestablement, handicapé la mise en place d'une politique culturelle cohérente. Dans la prochaine négociation qui suivra les élections du 13 juin, les Socialistes défendront la diminution du nombre de ministres et la définition de blocs de compétences cohérents. Un seul ministre donc, et pourquoi pas socialiste, mais qui, quelle que soit sa couleur politique, devra être attentif à toujours refléter les différentes sensibilités qui traversent et qui composent notre société. La Culture, pour exister et pour se développer, a besoin de pluralisme et de liberté. C'est bien volontiers que je répondrai à l'invitation de " Culture et Démocratie " en participant à la table ronde du 5 mai prochain. Mais au-delà, je m'engage à inscrire systématiquement la question de la Culture dans les débats qui auront lieu pendant la campagne électorale. Il est utile que chaque formation démocratique puisse exprimer ses orientations. S'il existe effectivement un consensus sur la nécessité de faire plus pour la Culture, il reste à chacun à se positionner sur les priorités et les modalités concrètes. Dans le cadre de la prochaine négociation autour de la déclaration de politique communautaire, les Socialistes défendront l'idée de mettre en place, dès le début de la législature, des états généraux de la Culture. Ces états généraux procéderont, dans un premier temps, à un bilan des différentes politiques culturelles mises en place par la Communauté française et, dans un second temps, à une large consultation de l'ensemble des opérateurs culturels qui devra déboucher sur un plan pluriannuel de développement culturel. Ce plan de développement culturel devra prévoir des lignes d'action pour la promotion et le soutien de nos artistes, pour l'intégration de l'Art à l'école et pour l'accès et la participation de tous les citoyens à la Culture quelle que soit son origine sociale ou culturelle. Comme Socialistes, nous pensons qu'il est de notre responsabilité de tout mettre en œuvre pour organiser la résistance à la logique libérale du tout-au-marché et d'homogénéisation des produits culturels et de la pensée. Logique génératrice de tant de souffrances et d'inégalités. Nous avons besoin de nouvelles utopies. Nous avons besoin de réenchanter le monde. Tous, nous avons besoin de croire qu'un autre monde est possible... plus juste, plus fraternel, plus solidaire. Il nous faut donc ouvrir notre imaginaire collectif et nous donner les moyens d'inventer demain. Pour lancer ce chantier, nous avons besoin, comme de pain, de l'impertinence et de la créativité des artistes et des acteurs culturels. Le débat est ouvert... (Lire aussi en page 26)



La diète équitable d'Olivier Chastel
UN ARTICLE DE PIERRE BOUILLON XAVIER FLAMENT
LE SOIR EDITION DU JEUDI 15 AVRIL 2004

Les contrats-programmes: le sujet qui fâche en ces temps de disette. Et pourtant, Olivier Chastel, ministre MR de la Communauté française en charge des Arts et des Lettres, était guilleret sur les ondes de la Première, mercredi matin. L'exécutif, réuni quelques heures plus tard, allait en effet accepter de reconduire 64 contrats-programmes du secteur artistique. Ce qui signifiait qu'il était d'accord pour garantir leur indexation annuelle, soit 4,5 millions d'euros de moyens supplémentaires. Une semaine plus tôt, Chastel et Michel Daerden, ministre PS du Budget, s'accordaient pour garantir la pérennité de cette indexation, pour ces 64 institutions et pour toutes celles qui ne renouvelleront leur contrat-programme qu'en 2005 ou 2006. Le principe d'équité nous a guidés, nous a confirmé Olivier Chastel, levant ainsi l'ombre planant au-dessus de certains opérateurs dont on avait d'abord calculé l'indexation non sur leur subvention de 2004 mais sur celle de 2003. Un manque à gagner d'au moins 50.000 euros, par exemplen pour le Festival de Wallonie, déjà très endetté et contraint de réduire son offre, sur Bruxelles notamment. Ici aussi, Daerden aurait trouvé des moyens dont, pour l'heure, nous ignorons l'origine. Voilà qui ramène la dotation du Festival de Wallonie à 410.000 euros par an. Ce ne sont pas les 465.000 euros promis par Ducarme, le prédécesseur de Chastel, qui incluaient le remboursement du prêt qui doit nous permettre d'éponger notre déficit, réagit Valmy Féaux, son président. Nous serons à la diète, mais, au moins, avec la même cure que les autres. Une ironie qui perce aussi dans les propos de Jean-Louis Grinda, le directeur de l'Opéra royal de Wallonie. À qui le ministre Chastel répond qu'il n'a pas touché à la ligne de financement de 266.000 euros, acquise en 2004 : Cela fait entre 2,5 et 3 % d'augmentation, reprend Chastel. Par rapport à l'indexation de 1,4 %, c'est une revalorisation de l'ORW. Et puis, la porte n'est pas close : après 2005 et 2006, qui s'annoncent difficiles, il sera toujours possible de renégocier. Plus qu'un seul ministre ? Sur la RTBF radio, Chastel a aussi dit son souhait que la culture soit, lors de la prochaine législature, confiée à un seul ministre, MR de préférence. Elle est actuellement gérée par lui-même (" les gens ", résume-t-il) et le PS Christian Dupont (les infrastructures). OPA du MR sur la Culture ? Rien n'est conclu, objecte-t-on au PS. Une évidence: quelle que soit la couleur de la prochaine majorité à la Communauté, les compétences culture et enseignement, éclatées aujourd'hui entre PS, MR et Ecolo, seront remembrées. Au-delà, dit en substance le PS, Chastel danse plus vite que la musique.